‹ Eugène Manuel: Poésies complètes, augm. de pièces inéd. et ornées d'un portrChapitre 53 sur 121 · II · texte numérisé non relu

II

c( Quand tu souris, ô mon mignon, Vois comme ton gai compagnon'

Sourit de même!

Dis-lui qu'il est beau, qu'il est grand, Que son sourire est enivrant.

Et que je l'aime!

« Dis-lui que tu veux l'embrasser!

Avec moi tu peux te baisser,

O cher timide!

— « Au revoir, frère! » — Il est parti.

Contre ta lèvre as-tu senti

Sa lèvre humide?... » . •

Assez, mère, a^sez de ce jeu!

Aimer ainsi, c'est tenter Dieu.

Sois grave, et prie!

De ces petits il tient les jours :

Je crains pour eux, je crains toujours

L'idolâtrie!

Où. donc est-il, le bien-aimé?

Pour le repas accoutumé

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