Cf. pages 88 et
B. Tiré d'un cahier d'BzUits.
Corneille.
Théâtre de Shakspeare.
Le Mérite des femmes, poème par Legouvé.
L'Espérance, par Saint-Victor.
Œuvres du comte Xavier de Maistre.
Le Ministre de Wakefîeld, par Goidsmith.
Le Voyage sentimental de Sterne; perdu.
Les Puritains, de Waiter Scott.
Redgauntled, du même.
Poésies de Chénier (André).
Morceaux choisis de Buffon ; prêté.
Lettres péruviennes de M"« de Graffigny, ouvrage qu'on ne lit pas deux foix. Les Fiancés de Milan, par Manzoni.
De TAllemagae, par M"*® de Staël.
LIVRES DE PIÉTtf.
L'Imitation de Jésus-Christ.
L'Introduction à la vie dévote, de Saint François de Sales.
Le Combat spirituel.
Les Méditations de Bossuet.
Méditations de Médaille.
Lettres spirituelles de Bossuet.
Heures de Fénelon.
Journée du chrétien.
Les Sages entretiens.
L'Ame élevée à Dieu.
L'Ame embrassée de l'amour divin.
Le Mois de Marie.
La Vie des Saints.
Entretiens d'un missionnaire et d'un berger.
Le Dogme générateur de la piété chrétienne^ par M. Gerbet
Le Froment des élus.
Élévations sur les mystères de Bossuet.
Le Guide du jeune âge, de M. Lamennais ; livre que jo relis souvent.
Ne vaudrait-il pas mieux ne s'attacher à rien que d'avoir ensuite la douleur de perdre ce qu'on aime? C'est ma tourterelle qui vient de mourir qui m'inspire cette pensée; mais je ne laisserai pas d'en aimer une autre, au risque de la perdre encore, car le cœur aime mieux soufifrir que d'être insensible, a dit Fénelon *.
J'ai renoncé à la poésie, parce que j'ai connu que Dieu ne demandait pas cela de moi ; mais le sacrifice m'a d'autant plus coûté qu'en abandonnant la poéBie» la poésie ne m'a pas abandonnée , au contraire, je n'eus jamais tant d'inspirations qu'à présent qu'il me faut les étouffer. A présent je chanterais à ma fantaisiCj ce me semble. J'ai trouvé le ton que je cherchais. J'en aurais des transports de joie qui me tueraient, s'il m'était permis de ni'y livrer. Éteignons, éteignons ce fou qui me consumerait pour rien. Ma vie est pour Dieu et pour lé prochain ; et mieux vaut pour mon salut un mot de catéchisme enseigné aux pelils enfants qu'un volume de poésie.
«- Ceci est vrai, mais plus haut il y a quelques petits meiw songes poétiques *.
i. écrit dans son cahier d'Bxtraits, aprè» cette {MMétt i
« Le sentiment, quand un cour lui est fermé, s'en appr«obe aussi près que possible, de même que, lorsqu'on Ten eiile, il prend le plus long chemin pour eu sortir.
■ Je ne sais qui a dit cela. »
S. On toit à l'écriture que la dernière phrase a été ajoutée plus tbrd.
PUAUMBNTS tu
[1840, au Cayla.] «Les dieux n'ont fait que deux choses parfaites : la femme et la rose, d Mot aimable d!un philosophe, gens qui n'en disent guère , qui pour cela s'est conservé, que pour cela j'ai recueilli d'un journal , parmi l'aride politique , comme une fleur dans des rocailles. Je n'aime pas les affaires d'État, malgré le grand intérêt qui s'y lie, parce que la manière dont elles sont traitées me fait mépriser les hommes, sentiment pénible pour moi ; puis, ces grandes et froides questions me sont inintelligibles, et rien ne me va de ce qui se remue par spéculation et diplomatie. A l'arrivée des journaux, mon père court aux Chambres, moi au feuilleton. C'est là que j'ai lu La Rose, et le joli mot de Selon sur cette fleur et nous. C'est une bagatelle, un parfum d'Orient qui m'a fait plaisir : cassolette dans un désert. C'était quelque belle Grecque qui faisait dire cela, ou peut-être est-ce vrai, que sais-je ? Y a-t-il rien de comparable à la rose? y a-t-il rien de comparable à la femme ? Quand ces deux fleurs du paradis terrestre parurent, il faudrait savoir de Dieu même celle qu'il trouva la plus belle... Ahl la lose resta la même, et la femm^ déchue s'enlaidit. Le péché dégrade toute la nature humâtes *, «sans cela nous naltrion». toutes jolies, nous serions sœurs de la rose, et le compliment le Solon serait une vérité générale.
\\ 841, 2 janvier, d Nevers.] * — Mon Dieu , mon Dieu ! qu'elle a souffert cette nuit et aujourd'hui encore I