‹ Eugénie de Guérin: Lettres à son frère MauriceChapitre 3 sur 46 · AVANT-PROPOS LITTÉRAIRE XI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS LITTÉRAIRE XI

I est difficile de le savoir exactement. C'est le cas de répéter

avec le vieux poète : « Mais où sont les neiges d’antan ? » Pour quelques autographes qui se sont retrouvés, combien

d’autres définitivement perdus ! Nous voulons espérer toute-

fois que certains verront encore le jour puisque, à mesure que l’on à connu notre projet de publication, notre dossier n’a

cessé de s’accroître. En règle générale même, — et ceci est significatif, — les autographes se sont trouvés deux à deux,

l’un du frère et l’autre de la sœur. Pourquoi y aurait-il arrêt brusque dans l'accroissement de ce précieux trésor ? Quelque chose nous dit que les vieilles malles et les tiroirs remplis de vieux papiers n'ont pas fini de livrer leurs secrets.

Quoi qu'il en soit, voici le recueil des Lettres d'Eugénie à son frère tel que des recherches diligentes, poursuivies avec persévérance pendant près de vingt ans, ont permis de le constituer. Tout incomplet qu'il soit, il ne manque pas de valeur et nous avons la ferme confiance que plusieurs diront ce qu'Eugénie écrivait à La Morvonnais le 20 octobre 1842 à propos des Œuvres de son frère : « Plutôt des fragments que rien de ce beau trésor ! »

Malgré ses lacunes, la collection est d'importance.

Elle l’est, en effet, par le nombre de pièces inédites qu’elle renferme.

Jusqu'ici, 12 lettres seulement d'Eugénie à Maurice avaient vu le jour : 8 dans l’édition Trebutien (numéros XV, XVI, XVIII, XIX, XX, XXI, XXII, XX VI); 3 dans la Quinzaine (IV, VI, IX): 1 dans le Mouvement des Faits et des Idées (XXVW). Encore devons-nous ajouter que, parmi ces 12 lettres (1), on n’en à publié que six intégralement. En sorte que, sur les 33 morceaux du présent recueil, 21 sont entièrement inédits (LE, I, MSN EN LOVE XI EXIL XIE XIV XVILE-XXIIE, XXIV, XXVII, XXVIII, XXIX, XXX, XXXI, XXXII, XXXIII), 6 autres le sont en partie (IV, IX, XVI, XVIII, XXI, XX VI). L'inédit représente les deux tiers de notre texte.

(1) Dans le nombre des lettres éditées par Trebutien, nous ne faisons pas rentrer les pages qu'il met sous la date du 13 septembre 1834. Elles sont, en réalité, le début du Journal d'Eugénie. ne ;

Quant aux trois lettres publiées par la Quinzaine, elles ont été extraites d'un des nombreux manuscrits Trebutien, celui qui à été donné par Me Read au Musée Aurevillien de Saint-Sauveur-le-Vicomte : Eugénie de Guérin. Reliquiæ.

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