CHAPITRE II
L'hérédité
Le grand problème de l’hérédité est encore loin d'être complètement élucidé. Avant d'entrer en détail dans la question, il faut que nous distinguions les faits et les différentes théories qui cherchent à les expliquer.
Le fait fondamental est le suivant : « Tout être vivant ressemble plus ou moins à ses ascendants ».
Ce sont des cellules spéciales appelées cellules sexuelles qui chez les êtres multicellulaires sont chargées de la multiplication de l’espèce et de la transmission de ses caractères. Il faut que deux cellules sexuelles, chacune d’un autre sexe, se fusionnent pour donner un être uouveau. Cet être nouveau va recevoir les caractères de ses ascendants à travers les cellules sexuelles; mais pour expliquer le mécanisme de cette transmission, on se heurte à de grandes difficultés.
C’est un botaniste autrichien, le moine Grégoire Mendel, qui en a découvert les premières lois, appelées ultérieurement en son honneur « Lois Mendéliennes ».
Elles se basent sur les faits expérimentaux suivants : si l’on croise des pois, ne différant entre eux que par la couleur des fleurs, les unes rouges, les autres blanches, on constate que les produits de cette première génération sont tous à fleurs rouges et que par conséquent le carac-
ROMEO Me
tère couleur rouge est dominant par rapport au caractère blanc, dit « récessif ».
Si de nouveau ces métis rouges se reproduisent entre eux, les produits seront pour les trois quarts rouges et pour un quart seulement blancs.
Si l’on croise de nouveau les rouges, on obtient de uouveau 75 % de rouges et 25 % de blancs, et ainsi de suite. D'où l’on conclut que 100 graines de la première génération des métis renfermaient 25 pois à fleurs blanches, 25 pois à fleurs rouges et 50 pois semblables aux métis de la 2 génération, autrement dit possédant les deux caractères, rouge (dominant) et blanc (récessif).
On peut exprimer ce fait par la formule suivante :