‹ Eulalie ou le grec sans larmesChapitre 111 sur 133 · REMARQUES SUR LES CAS · texte numérisé non relu

REMARQUES SUR LES CAS

disons : Achille aux pieds agiles, Homère dit : roôas (acc. plur. de πους, ποδος) ὠκὺυς (rapide) ᾿Αχίλλευς.

Le grec emploie volontiers l’accusatif là où nous attendrions le génitif, pour exprimer une relation. Aïnsi nous disons: “Je souffre du cœur ” alors que le grec dit “je souffre le cœur,” πασχω τὴν καρδιαν. Lorsque l’on rencontre des accusatifs de ce genre, on les traduit littéralement par “quant à . . .”, quitte à chercher une autre tournure dans une traduction lisible.

Grénitif.—Le génitif est très employé en grec. Un des emplois qui peuvent vous embarrasser est celui du génitif absolu, par exemple: τούτων λεχθεντων ἀνεστησαν, ces choses ayant été dites, üs se levèrent. Cet emploi correspond à celui de lablatif absolu en latin. Il y en ἃ quelques traces en français : cela posé, vous avez tort.

Infinitif.—L'infinitif grec est très employé comme substantif ; alors il est toujours précédé de Particle. Aïnsi l’obéissance aux lois peut se dire: l'obéir aux lois, To Tous vouois πειθεσθαι (moyen). Dans des phrases pareilles, où il y a deux articles, le grec aime beaucoup les rapprocher.

L'infinitif s'emploie d’une maniere absolue, comme le génitif: ὀλύγου Gew, de peu manquer,

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