UNE STROPHE DE SAPPHO
comme d’une main elle tord sa chevelure toute mouillée et exprime l'écume de ses tresses humides.” — Musset s’est souvenu de ces distiques en parlant du temps lointain
Où Vénus Astarté, fille de l'onde amère, Secouait, vierge encor, les larmes de sa mère EX fécondait le monde en tordant ses cheveux.
Le grec est joli, mais un peu précieux. Comparez la grâce majestueuse de cette strophe de
Sappho :
’AoTepes μεν ἀμφι καλαν σέλανναν
ἀψ' ἀποκρυπτοίσι φαεννον eidos
Ces vers sont en éoken, dialecte de l’Éolide assez proche, comme je vous [δ] dit, du dorien.
"Aorepes, les astres, pluriel de ἀστηρ.
Mer, marquant la liaison avec les vers qui suivent (que nous n’avons pas conservés). ᾿᾽Αμφι καλαν σελανναν, éolien pour ἀμῴφι καλην σεληνην, de chaque côté de la belle lune. ἌΨ, de nouveau, à leur tour. ᾿Αποκρυπτοισι, éolien pour
1 Bucherer, Anthologie aus den Griechischen Lyrikern, p.