‹ Eulalie ou le grec sans larmesChapitre 119 sur 133 · UNE STROPHE DE SAPPHO · texte numérisé non relu

UNE STROPHE DE SAPPHO

comme d’une main elle tord sa chevelure toute mouillée et exprime l'écume de ses tresses humides.” — Musset s’est souvenu de ces distiques en parlant du temps lointain

Où Vénus Astarté, fille de l'onde amère, Secouait, vierge encor, les larmes de sa mère EX fécondait le monde en tordant ses cheveux.

Le grec est joli, mais un peu précieux. Comparez la grâce majestueuse de cette strophe de

Sappho :

’AoTepes μεν ἀμφι καλαν σέλανναν

ἀψ' ἀποκρυπτοίσι φαεννον eidos

Ces vers sont en éoken, dialecte de l’Éolide assez proche, comme je vous [δ] dit, du dorien.

"Aorepes, les astres, pluriel de ἀστηρ.

Mer, marquant la liaison avec les vers qui suivent (que nous n’avons pas conservés). ᾿᾽Αμφι καλαν σελανναν, éolien pour ἀμῴφι καλην σεληνην, de chaque côté de la belle lune. ἌΨ, de nouveau, à leur tour. ᾿Αποκρυπτοισι, éolien pour

1 Bucherer, Anthologie aus den Griechischen Lyrikern, p.

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