L'ÉPITAPHE D'HOMÈRE
Oùvoua, poétique pour ὄνομα, nom. Mev, dorien pour μου, de moi. Σαπῴω, Suppho. Ἴοσσον, poétique pour τοσον, œutant. À pour δε. Ὕπερεσχον, j'ai surpassé, de ὕπερ, sur et de ἐσχον, aor. 2 de éyo, j'ai ou je tiens. Yrepeyew, c'est ‘‘se tenir au-dessus.”—’Aoudar θηλειαν, dorien pour ἀοιδὴν θηλειην, le chant féminin. Θηλύς, fém. θηλεια, fénvinin, de θηλη, mamelle. ᾿Ανδρων, gén. plur. de dvnp, des hommes. Ὅσσον, poétique pour ὅσον. Τοσσον δ᾽ οσσον, autant que. Ὃ Μαιονιδης, le Méonide, c’est-à-dire Homère, qui passait pour originaire de Méonie, pays d'Asie Mineure.
Trapucrion: “Mon nom est Sappho. J'ai surpassé les chants des femmes d’autant que le Méonide a surpassé ceux des hommes.”
+ * "Ὲ Voici l’épitaphe qu'on avait gravée sur un des prétendus tombeaux d'Homère ; elle se compose de deux hexamètres :
Ἔνθαδε την ἱερην κεφαλὴν κατα yaia καλυπτει ἡρωων προγονων κοσμήτορα, θειον Ὅμηρον." Ἔνθαδε, ici. Τὴν κεφαλὴν ἱερην (ionien pour éepar), la tête sacrée (accusatif). Taœa κατακαλύυπτει, la terre recouvre. Remarquez que ce composé est séparé poétiquement en
1 Anthologie, vi. 3. Corrigé d’après Kaïbel, Zpigr. 354.