‹ Eulalie ou le grec sans larmesChapitre 122 sur 133 · HOMÈRE ET LA NATURE · texte numérisé non relu

HOMÈRE ET LA NATURE

deux parties, la préposition κατα d’un côté, le verbe de l’autre. Καλυπτω, je cache, d’où le nom de la célèbre nymphe Calypso ‘‘inconsolable du départ d'Ulysse,” dans le Télémaque de Fénelon, que les jeunes filles de votre génération ne lisent plus. Koounropa (acc. de κοσμητωρ) ἡρωων mpoyover, ordonnateur, c’est-à-dire ‘metteur en scène” des héros d'autrefois. Προγονων, gén. plur. de mpoyovos, né-avant, ancêtre (de προ et de yovos, naissance) ; les épigones sont ceux qui sont nés après, les descendants ou les successeurs. Κοσμητωρ vient de koouew (κοσμω), qui signifie arranger, mettre en ordre, gouverner, parfois aussi célébrer ; dans Homère lui-même il à le sens de chef et les deux Atrides, Agamemnon et Ménélas, sont appelés (au duel) κοσμητορε λαων, gouverneurs des peuples. Θειον Ὅμηρον, le divin Homère, accusatif dépendant de καλύπτει.

“Ici la terre recouvre la tête sacrée du divin Homère, ordonnateur (ow chantre) des héros d'autrefois.”

Je préfère cette autre épigramme en deux hexamètres, qui montre la nature épuisée par l’enfantement du génie d'Homère :

Εύρε Puouis, pois εὗρε" τεκουσα δ᾽ ἐπαυσατο μοχθων, 2. ς Ὁ e RUE ‘ 1 εἰς éva μουνον “Ὅμηρον ὅλην τρεψάσα μενοινῆν.

1 Antholoqie, xvi. 302.

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