‹ Eulalie ou le grec sans larmesChapitre 124 sur 133 · VERS CÉLÈBRES D'HOMÈRE · texte numérisé non relu

VERS CÉLÈBRES D'HOMÈRE

on entend comme le bruissement du pin mêlé au murmure des eaux et aux sons de la flûte. Remarquez la construction singulière : “ Doux est le murmure et ce pin,” pour signifier : “ Doux est le murmure de ce pin.” La poésie grecque est pleine de ces hardiesses qui sont interdites à nos pauvres

langues.

Il n’y a rien de plus touchant, dans Homère, que la scène des adieux d’Hector à Andromaque et à son fils Astyanax. Le héros a des pressentiments sinistres ; il prévoit la ruine prochaine de Troie ; il s’'émeut surtout à la pensée qu’Andromaque deviendra l’esclave de quelque Grec :

2 Ἕκτορος ἧδε γυνη. os ἀριστευεσκε μαχεσθαι

1. Καὶ ποτε, οὐ un jour. Τις εἴπησιν, quelqu'un dira. Εἰπῃσιν, forme homérique de εἴπῃ, 3ème pers. du 800]. aor. 2 εἶπον, de λεγω, dire. Le subjonctif marque une nuance de sens: quelqu'un pourra dire. Ἴδων, voyant (Andromaque); participe aor. 2 de ὅραω. Καταχεουσαν Oakpv, répandant une larme. Les deux éléments du verbe sont séparés par le complément. Χεω, verser ou répandre, d’où prochous, nom d’un vase qui sert à verser.

1 [liade, vi. 459.

Page 1