LE SOURIRE MOUILLÉ DE LA MÈRE
1. ‘Os εἰπων, ayant ainsi parlé. ᾿ἜἜθηκεν ἐν χερσιν, 11 remit aux mains. ᾿Ἔιθηκε, 3ème pers. de l’aoriste ler de Tim, poser; xepouw, dat. fplur. de yep, gén. yeupos, main. uns ἄλοχοιο, poétique pour φιλης ἄλοχου, de la chère épouse.
2. Ἕον παίδα, son enfant ; éos, adjectif possessif, usité en poésie seulement. ‘H δε, et elle (Andromaque). ?Apa, alors ; ce mot, en poésie, ne sert souvent qu’à marquer la suite du récit. Mu, lui, accusatif usité seulement en poésie ; en prose on dirait aÿroy. Δεξατο, sans augment, pour édeéaro, 3ème pers. de l’aor. ler de δεχομαι, le reçut. Κολπῳ κηωδεῖ, dans son sein parfumé ; l’omission de la préposition ἐν n’a rien d’anormal.
3. Γελασασα δακρυοεν, ayant souri parmi les larmes. Γέλασασα, part. fém. aoriste de γελαω, sourire. Δακρυοεν, neutre de δακρυοεις, baigné de pleurs, de δακρυ, larme. C’est comme s'il y avait: ayant souri (d’un sourire) mouillé de pleurs. Expression célebre, mille fois imitée et qui prouve qu'Homère avait déjà—ce que les ennemis des anciens contestaient au XVIIe siècle—la délicatesse verbale que nous qualifions d’ ‘‘esprit.” Ποσις δε, οὖ son époux. Ileois est un vieux mot qui signifie Le maître. Ἔλεησε, 3ème pers. (sans l’augment) de l’aoriste de ἔλεεω, avoir pitié ; en prose, ἤλεησε. Nomoas, comme plus haut
1 Jhade, vi. 482,