LETTER D'UNE JEUNE DAME
Tr πολλα γραφων ἀνίᾳς σαυτον ; πεντήκοντα μοι χρυσων de καὶ γραμμάτων οὐ δει. ἘΠ μεν οὖν pires, δος" εἰ δὲ φιλαργυρεις, μὴ ἐνοχλει. Ἔῤῥωσο.ἷ
Tu; pourquoi ? Πολλα, neutre pluriel de πολυς, beaucoup. Tpahor, participe présent de ypapo,r j'écris : ‘‘écrivant.” ’Anas, 2ème pers. de l’indic. présent d’ ἀνίαω, je chagrine. Σαυτον, accus. Sing. pour oeauror, toi-même ; un précepte du sage Chilon était γνωθι σαυτον, connais-toi toi-même. Πεντήκοντα, cinquante. Mo, à moi. Χρυσων, gen. plur. de xpvoovs, d'or ; un ypuæous est une pièce d’or, ce qu’on appelait un statère, valant environ vingt cinq francs. Au, impersonnel, faut. Cet impersonnel est très usité, comme aussi χρη, faut; πρεπει, il convient ; δοκει, 47 paraît. Και, et. Tpauparovy, génitif pluriel de γραμμα, lettre. Où, négation. Aa, { faut. Ei, si. Mer, d'une part, marquant opposition à δε, qui vient plus loin. Ov, donc. ᾧιλεις, 2ème pers. de l'indicatif présent de Duo, j'aime: tu aimes. Aos, impératif de Gdœu, je donne : donne ! Εἰ δε, si d'autre part. Φιλαργυρεις, 2ème pers. de l'indicatif présent de φίλαργυρω, verbe composé de io, j'aime, et de äpyvpos, argent: tu aîmes l'argent. Μη, marquant l'interdiction : ne pas. Ἔνοχλει, impératif de ἐνοχλω, j'incommode. Ἔῤῥωσο, déjà expliqué (p. 23) : porte-toi bien.
1 Alciphron, Lettre 40 (éd. Didot). Le rhéteur Alciphron a sans doute composé cette lettre comme un modèle de style,