UN VERS D'HOMERE
formes mieux que des règles et des exemples
accumulés.
Puisqu’il me reste de la place, je vais vous citer et vous expliquer quelques jolis vers à apprendre par cœur, où figurent des noms de la troisième déclinaison, les uns sous leurs formes poétiques, les autres sous celles que les Attiques leur donnaient.
Homère fait une belle comparaison pour marquer l'existence éphémère des hommes :
OinTep φυλλων yeven, τοιηδὲ και ἀνδρων.ἷ
Oinrep se compose de deux mots: οἵη, féminin ionien (un Athénien aurait dit οἷα) de οἷος, signifiant tel et περ, petit mot qui s’ajoute à d’autres pour renforcer le sens. Φυλλων est le génitif pluriel de φυλλον, feuille, neutre de la 2ème déclinaison. Teven est la forme ‘onienne (un Athénien aurait dit yevea) d’un mot apparenté à yevos et qui signifie génération. Τοιηδὲ (encore de l’ionien, dialecte qui aime la lettre n; un Athénien disait rouade) se compose de deux mots : τοῖος, féminin τοῖα, signifiant el et de, petit mot qui renforce ici le sens. Ka signifie ef ou aussi. ᾿Ανδρων est le génitif pluriel de ἀνηρ, homme.