‹ Eulalie ou le grec sans larmesChapitre 58 sur 133 · AUGMENT ET REDOUBLEMENT · texte numérisé non relu

AUGMENT ET REDOUBLEMENT

Il y a des verbes qui ont ce qu’on appelle des temps seconds : un futur second, un aoriste second. Ces formes ont le même sens que les formes dites premières et sont souvent plus usitées ; elles sont indiquées par tous les dictionnaires.

Quand on connaît le présent, le futur et le parfait d’un verbe à l'indicatif, on peut, par des règles fixes, en déduire l’imparfait, l’aoriste et le plus-que-parfait au même mode. Par exemple, mon dictionnaire m’apprend que Avo fait au futur Avow, au parfait Aeluka De λυω je tire limparfait ἔλυον, en le faisant précéder de la syllabe é, qu’on appelle aug ment, et en changeant ὦ en ον. De Avow je tire l’aoriste ἐλυσα, en le faisant précéder de l’augment et en changeant ὦ en a. De λελυκα, forme dite redoublée, je tire le plus-que-parfait ἐλελυκειν, en le faisant précéder de laugment et en changeant à en εἰν.

Une fois que je possède ainsi la liste des formes temporelles à l’indicatif, je peux également en déduire les formes modales, comme je vous l’ai déjà montré pour le futur (p. 61): indicatif Avcw, optatif Avoouyu, infinitif Avoewy, participe Avowv.

Je ne suis pas d'avis d'apprendre par cœur les règles de la formation des temps et des modes ; 1]

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