‹ Eulalie ou le grec sans larmesChapitre 78 sur 133 · DEUX LIGNES DE DÉMOSTHÈNE · texte numérisé non relu

DEUX LIGNES DE DÉMOSTHÈNE

Quelques lignes de prose pour terminer. Je cite plus volontiers de la poésie; la mesure des vers aide beaucoup à les fixer dans la mémoire, dont ils restent, à tous les âges de la vie, les plus beaux meubles :

Car la prose est d'argile et le vers est d'airain,

comme disait Hugo. Mais la belle prose grecque, elle aussi, a des qualités musicales ; jugez-en.

LA 3 € 2.9 e Εσπερα μεν γαρ ἦν, ἧκε δ᾽ ἀγγέλλων τις ὡς TOUS πρύτανεις ὡς EAarea κατείληπται.ἷ

Les anciens déjà ont beaucoup admiré la simplicité grave et la cadence pathétique de ces lignes de Démosthène ; nous les sentons, bien que nous prononcions mal.

‘Ecrepa, le soir (d’ où les nymphes du Couchant, les Hespérides). Mer, petit mot très important qu’on traduit par d’une part et qui s’oppose à δε, d'autre part. Quand on rencontre μεν dans un texte grec, il faut faire attention, car il marque la suite des idées, sinon toujours une opposition. Les Grecs écrivaient, à la bonne époque, sans ponctuation et ces petits mots leur en tenaient lieu. Tap, en effet. ’Hy, 3ème pers. sing. de l’imparfait de εἶμι, je suis : était. ‘Hke, 3ème pers. sing. de l’imparfait ἧκον,

mm.

1 Démosthène, Discours sur la Couronne ἃ 109,

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