‹ Eulalie ou le grec sans larmesChapitre 89 sur 133 · DIXIEME LETTRE · texte numérisé non relu

DIXIEME LETTRE

Délassons-nous un instant, chère Eulalie, avant de reprendre l'étude des verbes, par la lecture de quelques beaux vers trop peu connus. Ils ont été découverts, gravés sur une tablette d’or, dans une tombe de l'Italie méridionale ; c'était comme un petit guide destiné au mort dans sa pérégrination d’outre-tombe. Tous les Grecs ne partageaient pas l'avis de l’Épicurien dont je vous ai fait lire l’épitaphe ; il y avait chez eux, comme chez nous, des dévots à côté des incrédules. Les Grecs les plus dévots, vers le III siècle avant notre ère, date du texte que vous allez lire, se réclamaient des enseignements du poète mythique Orphée; peut-être ces vers faisaient-ils partie d’un des poèmes apocryphes qu’on lui attribuait :

1 Eÿpnoes “Audao δομων ἐπ᾽ àpioTepa κρηνήν, 2 παρ᾽ δ᾽ αὐτῃ λευκην ἑστηκυιαν κυπαρισσον.

8 Taurns τῆς κρηνηῆς μὴ συ σχεδον ἐμπελασειας.

Page 1