A VOUS
LE MARQUIS
Oh ! ce n’est pas pour la fortune qu’il peut m’apporter, que je le paierais ce prix-là !
PAUL
Ce qui prouve que vbus l’estimex beaucoup plus ; eu ce cas, écrivez donc !
Moi!...
PAUL
Vous... Je pense que Vaudrillan aimera mieux voire écriture que la mienne. Ecrivez: (Le marquis s'assied devant la table et écrit.) Nous reconnaissons devoir à M. Vaudrillan la somme de deux cent mille francs... C’est le prix convenu.
LB marquis, s'arrêtant.
C’est pousser trop loin l’impudence.
PAUL
Non , monsieur... Ecrivez , nous signerons tous deux... Nous paierons chacun notre port... Vous, le salut d’Eulalie... moi, le testament..
LE MARQUIS
Soit!... (Il écrit.) Mois qui me répondra que demain vous n’accuserez pas celle infortunée ?
PAUL
Ma parole.
LF. marquis, prêt à déchirer le papier.
Je n’accepte pas.
PAUL
En ce cos , marquis, j’en reviens à ce que je vous ai dit : Il y en a un de nous qui ne doit pas sortir vivant de cette maison.
LE MARQUIS, quittant la table.
Eh bien 1 finissez- en, monsieur.
A l’instant même. Permettez que je signe ce papier.
VAUDRILLAN.
Voilà qai me va.
I»E VXF.VILLE.
Et moi, l’on m’oublie ?
PAUL
Adresse-toi au marquis.
LE MARQUIS
Quoi qu’il arrive, je tiendrai ma parole... Voici ce que j’ai promis.
PAUL
Maintenant, Vaudrillan , va chercher le testament.
VAUDRILLAN, à part.
Oh! que j’ai été bien inspiré, quand j’ai pris cette précaution 1...
PAUL
Eh bien I m’as-tu entendu?
(Paul prend la table et la pose au milieu de la pièce.)