VOIX ANTIQUES
C'est afia de former TOlympe à notre image Que nous avons chanté les combats amoureux
De nos déess.es, de nos dieux A qui nous égalons les poètes: nos sages.
La religion, chez nous, est un besoin du cœur: Nous adorons comme Ton vit et comme on aime, Nous croyons au Titan vainqueur Révolté contre Zeus lui-même.
Aux portes d'Eleusis, où nos Dieux écartés Pour les initiés dévoilent leurs mystères.
Le peuple a toujours apporté
Ses offrandes et ses prières.
Nous adorons, selon notre âme et nos désirs, Cypris et Apollon, Tellus et Uranie,
La beauté, le génie
Sont nos flambeaux vers Tavenir.
Nous avons conservé notre force première, Car la vie, en passant, n'a pas pesé sur nous.
Nous sommes nés pour la lumière
Et le soleil embrase tout.
Nos Esprits, entraînés par le rhythme des mondes, Pénétrés de l'idée en l'extase du bien,
Ivres du beau qui les féconde.
S'en sont formés comme un soutien, Pour savoir le principe illuminé de l'Être.
Sentir passer en eux avec simplicité
L'ardente majesté
Des forces qu'ils ont pu connaître!
Mais les peuples, sachant que le Dieu du poëte Devait être trop haut pour oser l'implorer,
Célébraient en leurs fêtes
Celui qu'ils pouvaient honorer.
Ils adoraient en paix les forces inconnues, Vivant en l'harmonie éparse et la couleur.
Puis ils décoraient leurs statues
De leurs plus belles fleurs.
Ils chantaient, quand le soir un songe pur s'abaisse Et berce lentement la mer lourde et les bois,
En mettant sa tristesse
Dans leurs flûtes et dans leurs voix.
Leurs prières étaient leurs chansons les plus pures Et les pleurs les rendaient souvent plus radieux
Et, comme la nature,
Ils célébraient toujours les dieux,