Iphig. A
5. Troy,, 632-633. Cf. Alcesle, 381 : oOdIv' èoO'é xaTOoevcâv.
6. Fragm. 532. Sophocle a dit aussi {Electre , 1166) : SiÇoct \ts, tr^v (lYiSèv elç xb (iiQdév. C'était donc là une idée courante. Cf. U^'aclides,
Gicéron, est développée cette pensée que Thoinme doit considérer la mort comme une loi naturelle et qu'il n'y a pas à se révolter contre la loi. Ce fragment vaut la peine d'être cité : « Il n'est pas un mortel qui échappe à la douleur. On enterre ses enfants; on en a d'autres ; on meurt soi-même. £t des mortels s'indignent de porter à la terre ce qui est terre! Mais c'est la nécessité qui veut que la vie soit moissonnée comme un épi mûr, que l'un vive et que l'autre meure. Pourquoi gémir sur ce qui s'accomplit suivant une loi de la nature? Rien de ce qui est nécessaire ne doit nous paraître cruel'. » Ce morceau était célèbre dans l'antiquité. L'académicien Caméade soutenait qu'un tel langage n'est pas fait pour consoler l'homme des cruautés de la mort; Chrysippe au contraire en admirait l'élévation, et il y reconnaissait une des doctrines du Portique '. A quelque point de vue que l'on veuille se placer, il faut reconnaître que les compilateurs qui nous ont conservé ce fragment, ne se «sont pas trompés dans leur choix. La mort qu'il convient de subir sans murmure, comme on subit l'effet attendu et inévitable d'une loi, ne doit pas être non plus, d'après Euripide, un objet de terreur. Deux fois il nous dit que si l'on tremble de quitter la lumière du soleil, si l'amour de la vie est profondément ancré au cœur de l'homme, c'est parce que l'homme sait ce qu'est la vie, tandis qu'il ignore ce qu'est la mort : l'inconnu seul lui fait peur'. Les tra-