HippoL, 195, £XXoc ^ioxoç
4. Médée, 1039. Ion, 1067 : â^XXo oxTJiAa, ^Xai |iop(pa\ p{ou.
5. Phrix.f fr. 833. La même idée se retrouve^ sous une forme peu différente, dans un fragment du Polyidos (638). Elle a été parodiée par Aristophane, Grenouilles, 1082 et 1477.
hypothèse qui place après la mort le commencement de la vie véritable n'aura son développement qu'un peu plus tard dans la philosophie platonicienne*. En la proclamant plusieurs fois en plein théâtre, Euripide eut le mérite d'éveiller sur ce point la réQexion de ses contemporains et de familiariser les esprits avec cette grande idée.
La seconde réponse, plus précise et d'un caractère scientifique, est celle-ci : Au moment de la mort, les deux éléments principaux dont se compose l'être humain se disjoignent : le corps s'en va à la terre; l'âme, ce que le poète appelle itveu|jLa, le souffle de la vie, se perd au sein de Téther*. Qu'est-ce donc que ce rendez-vous commun des âmes humaines, Vétlierl Nous avons déjà rencontré ce mot et cette conception. L'éther d'Euripide, nous l'avons indiqué, n'est autre que l'air infmi des philosophes ioniens ^ et dans sa doctrine — car sur ce point, le poète a ou il reproduit une véritable doctrine — l'éther joue un rôle cosmogonique analogue à celui que la Théogonie assigne à Ouranos. De même que la Terre est la mère commune, TÉther est le père commun. Il est « le générateur » *. Si, à l'origine, l'union de l'Éther et de la Terre a donné naissance à l'homme comme aux auti'es espèces vivantes, il y aura en conséquence