‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 113 sur 341 · Thesmoph., 85, 389 et suiv., 545, etc · texte numérisé non relu

Thesmoph., 85, 389 et suiv., 545, etc

3. IlaXacYtvTic ou icaXim>a|fcOc àotfii^ (Médée, 421 ; Jon, 1096).

Font sans doute emprunté à la tradition populaire. Est-ce Je peuple, est-ce Hésiode qui a imaginé le mythe de Pandore, cette première femme que les dieux ont infligée à l'homme en expiation des fautes de Prométhée? Simonide d'Amorgos invente-t-il quand il assimile certains caractères de femmes au naturel du renard, du singe et d'autres bêtes malfaisantes^? L'homme a eu de tout temps un sentiment si vif de sa supériorité à Tégard de l'autre sexe qu'on était toujours sûr de lui agréer en l'affermissant dans ce sentiment. Plusieurs poètes grecs n'y ont pas manqué. La critique des vices et des travers féminins était cependant surtout du domaine de la comédie. Chez Aristophane, cette critique est d'une violence grossière qui se vautre souvent dans l'ordure; mais Aristophane ne sort point de son rôle en maltraitant les femmes. De voir au contraire un poète tragique * comme Euripide usurper les foncions du poète comique pour mettre en relief, à tout propos, les défauts des femmes, voilà qui arrête et qui surprend de prime abord. Il y a là un fait qui vaut la peine d'être étudié.

Les attaques contre les femmes, qui sont si fréquentes dans les pièces conservées comme dans les fragments des pièces perdues du théâtre d'Euripide, s'expliquent-elles par le caractère et par la situation

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