‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 123 sur 341 · Ibid.y · texte numérisé non relu

Ibid.y

4. Cotte folie de l'amour, qui trouble la femme par d'impudiques désirs, est souvent exprimée par les mots (tcopta, to (tûpov. (Troyennes, 1059. Hippolyte, 644, 966. Electre, 1035.) Sur la violence de l'amour chez les femmes, comp. Eschyle, Choéphoires, t. 600.

victimes, les possède tout entières. Il n'y a plus alors de distinction entre elles, ni pour le rang, ni pour les conditions sociales. La femme la mieux élevée va quelquefois plus loin dans ses entraînements que celle qui n'a pas été élevée du tout*. Une fille d'une des plus nobles races de la Grèce, Hélène, est aussi Tune des plus dissolues : elle n'a pas seulement quitté Ménélas pour suivre Paris, elle s'est livrée à d'autres héros, à Thésée, à Déïphobe. Mais le caractère d'Hélène est emprunté à l'épopée, et l'on ne saurait prétendre que le poète ait voulu faire d'elle le type des femmes adultères de son temps. C'est à d'autres textes qu'il faut recourir pour avoir sa pensée.

On lit dans un fragment de ses tragédies perdues : « La mère aime toujours mieux ses enfants que le père. La mère en effet sait que ses enfants sont d'elle; le père le croit*. » Ces* deux vers ont pu être attribués, sans invraisemblance, à Ménandre. Par l'idée comme par le ton, ils semblent être plutôt des vers de comédie que des vers tragiques. Mais une telle dissonance, qui n'est point un fait rare chez Euripide, ne peut être une raison pour que cette réflexion ne soit pas de lui. Des malices de ce genre étaient déjà sans doute chose banale à cette époque. D ordinaire cependant, c'est sur un ton plus sérieux que le poète parle de l'inconduite des femmes ; inconduite qui, s'il faut en croire la nourrice de Phèdre, aurait été assez fréquente : » Combien de maris

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