‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 152 sur 341 · Oresie, 903, et Schol · texte numérisé non relu

Oresie, 903, et Schol

4. Schol. Orestey 772. D'après Philochore, cité par le scholiaste, Cléophon, deux ans avant la représentation d'Oreste, avait empêché la conclusion de la paix. Cléophon est aussi une des bétes noires d'Aristophane (Grenouilles y 679).

que le peuple n'eût pas en main tout le pouvoir, qu'il ne fût pas non plus annulé par les riches, parce que riches et pauvres ont besoin les uns des autres et doivent participer, dans une mesure à peu près égale, à la chose publique \ A ceux qui ne possèdent rien, que la pauvreté rend haineux et envieux, que leur ignorance met à la merci d'hommes pervers, il oppose les riches qui ne savent pas se rendre utiles et ne songent qu'à accroître leurs richesses, et il conclut en disant que c'est aux citoyens qui se trouvent placés entre ces deux extrêmes, à la classe moyenne (i^ iv p-iaco), qu'il appartient de sauver l'État en y maintenant Tordre établi*. Dans le déchaînement de la violence des partis, Euripide imagine donc un régime de juste équilibre et d'équitable pondération : il appartient en politique à l'honnête famille des modérés. Ces sentiments nous font supposer que, s'il fut jamais l'admirateur d'Alcibiade, il ne persévéra pas longtemps dans son admiration. Une victoire éclatante remportée par celui-ci aux jeux Olympiques^ avait été, disait-on, chantée par Euripide. Bien que le fait soit mal établi^, on peut admettre que le

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