‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 155 sur 341 · Cf. V. 160, vécov àvSpûv e6puSoc et v · texte numérisé non relu

Cf. V. 160, vécov àvSpûv e6puSoc et v

2. Lire dans Thucydide, V, 43, la façon dont Alcibiade joue les envoyés de Lacëdémone.

a. Suppi., 508-509.

4. V. 388-400. On sait que PJutarque, dans son traité de ÏExil (p. 599 d, 605 /; 606), a commenté et critiqué ces vers. Cf. Stob. FloriL, XXXIV, 17.

de la vie d'Euripide permet-elle d'ailleurs de supposer une allusion de ce genre? Alcibiade a débarqué au Pirée le 25 du mois Thargélion (commencement de mai) : la représentation tragique dont les Phéniciennes faisaient partie aurait donc eu lieu, aux grandes Dionysies, dans le mois Élaphébolion (mars-avril) de Tannée suivante. Qui ne voit qu'une allusion postérieure de onze mois à l'événement eût été sans intérêt, et qu'en même temps il faudrait faire descendre la représentation des Phéniciennes jusqu'à l'an 406, alors qu'Euripide était déjà chez Archélaos de Macédoine? Prétendra-t-on que l'allusion n'a pas suivi l'événement, mais qu'elle l'a précédé; que la pièce a été jouée à un moment où Alcibiade n'était pas encore rentré, mais où tous les esprits étaient préoccupés de lui et où son retour était impatiemment attendu? Cette seconde hypothèse ne se concilie pas davantage avec ce que nous savons des dernières années d'Euripide. Entre le moment où le poète aurait quitté Athènes et celui de sa mort*, il se serait écoulé, en effet, un an et demi à peine : intervalle insuffisant pour qu'on y place et son séjour dans la ville de Magnésie et sa résidence à la cour de Macédoine, qui fut assez longue pour qu'il pût y composer ou y achever quatre de ses drames*. Les critiques grecs avaient

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