‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 168 sur 341 · Vers · texte numérisé non relu

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4. Sept,, 423-424. Il est à remarquer que, dans un autre passage des Suppliantes (t. 494-499), Euripide, en désaccord avec lui-même, représente, d*après Eschyle, Capanée comme un orgueilleux qui brave les dieux.

mieux au Nicias de Plutarque *. Est-ce donc là un portrait d'après nature? N'est-ce pas plutôt une image de fantaisie, un modèle idéal proposé par le poète aux riches de son temps ? Les Athéniens, qui n'eussent jamais deviné Nicias sous Capanée, eussent été également fort surpris d'apprendre qu'Étéocle représentait Lamachos', Hippomédon Démosthènes, Tydée Lâchés, et que le fils d'Atalante, par la raison qu'il est beau, aimé des hommes, adoré des femmes, n'est autre qu'Alcibiade*. Ce sont là autant d'imaginations vaines, qui ne doivent pas nous arrêter.

Euripide, qui, dans les Suppliantes, célèbre les vertus d'Athènes et ses récents succès, fut plus tard réduit à ménager cet orgueil patriotique, qu'il ne pouvait plus exalter. Après le désastre de Sicile, il fit en l'honneur des morts athéniens une courte épilaphe qui voilait délicatement la catastrophe finale pour rappeler la gloire passée : « Ces hommes ont vaincu les Syracusains dans huit combats, alors que les dieux n'avaient point pris parti entre les deux adversaires*. » Auparavant, il s'était associé et aux enthousiasmes qu'excita d'abord l'entreprise et

i. Voir surtout (Fie de Nicias, XI, 2) un passage en contradiction formelle avec le texte d'Euripide relatif à Capanée. Deux traits essentiels du caractère de Nicias, sa piété superstitieuse et sa timidité, ne sont même pas indiqués dans le portrait des Suppliante»,

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