‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 170 sur 341 · Vers 220 et suiv · texte numérisé non relu

Vers 220 et suiv

3. 1462 et suiv. Ces vers ont été substitués, sans doute avec intention, à ceux qui terminaient le premier Hippolyte, et qui se sont conservés. Bœckh, Grxc. trag, princ, p. 180. H. Weil^ note sur ces vers, dans Tédition de Sept tragédies d'Eunpide,

rappelaient à la pensée des spectateurs un malheur récent, la mort de Périclès, qui, quelques mois auparavant, avait été Tune des dernières victimes de la peste.

Les faits qui précèdent témoignent à quel point le théâtre que nous étudions porte la marque des préoccupations de la vie publique. Ils montrent en même temps combien peu justifié est le reproche qu'adresse Aristophane à Euripide de ne pas entretenir de nobles sentiments dans Fâme de la jeunesse. Il suffit d'avoir lu les Héraclides, les Suppliantes ^ les fragments d'Érechthée^y pour constater que la tragédie grecque est encore chez Euripide ce qu'elle était chez Eschyle : une école de patriotisme.

1. Lycurgue» contre Léocraie, 101, dit expressément qu'Euripide a choisi cette fable dans un sentiment patriotique, et qu'il a eu l'intention d'en faire un enseignement à Tusage des jeunes gens.

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