Athen., XIII, p. 602 e; 601 a. Plat., Symp.^ p. 180 a
4. Schol. Aristoph., GrenouilleSy 849. J. Malalas, p. 86, 10. Liban., Declam., vol. III, p. 64; 375. Cf. ApoUod., III, 1, 4.
complètement en dehors de la nature. Mais Aristophane, qui oublie Pasiphaé^ n'oublie ni Phèdre ni Sthénébœa, dont les passions sont plus ordinaires, et c'est la perversité de ces héroïnes dont il reproche vivement à Euripide d'avoir donné le spectacle \
La tragédie qui porte le titre de Sthénébœa est perdue : il n'en reste qu'un petit nombre de très courts fragments, qui ne permettraient de s'en faire aucune idée, si la fable qui est le fond de la pièce ne se trouvait déjà dans Y Iliade^ et si un scholiaste complaisant ^ n'avait pris la peine de nous la raconter.
Le héros Bellérophon, forcé de s'exiler de Corinthe à la suite d'un meurtre involontaire, se réfugie chez le roi de Tirynthe, Prœtos, pour se faire purifier par lui du sang versé. Pendant ce séjour, Bellérophon à qui les dieux ont donné, avec le courage, la grâce et la beauté, inspire un amour coupable à la femme de son hôte, Sthénébœa *; mais il reste insensible à ses séductions et repousse ses avances. Dédaignée, cette femme veut se venger : elle va trouver son mari, et réclame de lui la mort de Bellérophon, qui a voulu, dit-elle, attenter à son honneur. Par respect
1. II n'est pas impossible qu'il y fasse allusion, au t. 850 des fîrenouilleSf par les mots yaiiouc àvo^touc. Mais cette expression, comme le remarquent les scholiastes, peut s'appliquer à d'autres femmes da thé&trc d'Euripide.