Diclionn. art. Euripide
2. Lucien (Jup. irag,, 41) cite des exemples do passages où Euripide parle pour son compte, xaO'iauT6v, et exprime des opinions personnelles. Denys d'Halicarnasse (Rkél., VIII, 10) distingue, dans la Mélanippe, ce qui est le langage du poète de ce qui est celui de la
peu dans son théâtre que certains critiques grecs ont pu dire de lui qu'il était « le philosophe de la scène* ». Comment ce philosophe s'est-il formé? De quelles sources dérivent ses idées? A-t-il eu des maîtres, et lesquels? Dans l'antiquité comme chez lés modernes, on a poussé cette recherche si loin, avec une intention si arrêtée de découvrir les origines les plus lointaines et les plus diverses de la pensée du poète, que souvent, à ce qu'il semble, les imaginations se sont transformées en vraisemblances et les conjectures en certitudes. Faut-il admettre, par exemple, qu'Euripide ait été à l'école du « physicien » Archélaos*, quand la chronologie, dont les grammairiens grecs se souciaient beaucoup moins que nous, s'y oppose^? Démocrite a-t-il pu, malgré certaines apparences*, contribuera la direction de l'esprit d'Euripide, plus âgé que lui de vingt aps? Si Heraclite, avant Euripide, a pleuré sur les misères de la vie humaine; si, avant lui, Xénophane dépréciait les athlètes et exaltait la culture intellectuelle aux dépens de la force physique*, faut-il conclure de ces
jeune fiUo. Les scholiastes font plusieurs fois des observations du mémo genre.
1. Athcn., XUI, p. 561 a. Vitruv., VIII, 1. Scxt. Empir., adv, Gramm.^ 288, etc.