Kf'e, p. 3, 1. 17, Schwartz
3. D'après Zellcr, Philos, des Grecs» i, II, p. 4il, trad. Boutroux, Ârchclaos parait avoir été le disciple d'Anaxagore. Il n'a donc pas été te maître d'Euripide, qui a pu seulement le fréquenter.
4. On rapproche lo fragment 1047^ (Nauck^) d'Euripide des paroles attribuées à Démocrite par Stobée {Flor» 40, 7).
5. Voirie fragment de YAutolycos sur les athlètes, analogue, comme le remarque Athénée (X, p. 413 e) à qui Ton doit ces deux morceaux, au fragment 2 de Xénophane.
rapprochements, en l'absence de tout autre indice, que la philosophie de Xénophane et celle d'Heraclite * , ont laissé leur empreinte dans l'esprit du poète ?
Ce qui parait moins contestable au premier abord, c'est l'action qu'ont pu exercer sur lui les enseignements d'Anaxagore. La tradition, constante à ce sujet, mais qui ne remonte pas plus haut pour nous que l'époque alexandrine*, ne se heurte, il faut lo reconnaître, à aucune impossibilité chronologique. S'il est vrai qu'Anaxagore ait passé trente années de sa vie à Athènes*, comme il a quitté cette ville au début de la guerre du Péloponèse, il a dû y arriver vers l'an 460*, à un moment où Euripide avait une vingtaine d'années, où par conséquent pouvaient s'établir entre le philosophe et lui ces rapports de maître à disciple que plusieurs écrivains anciens, après Alexandre l'Étolien, ont signalés*.
Entre ces deux hommes, nous dit-on, il y avait une certaine affinité de nature et de caractère, que rendit plus étroite avec le temps la communauté de pensées
1. Le rapprochement entre la sentence célèbre d'Euripide : « Qui sait si ce qu'on appelle la vie n'est pas la mort et si la mort n'est pas la vie? » et le fragment (60) d'Heraclite : ci Notre vie est la mort dos dieux et notre mort leur vie » est trop isolé pour être vraiment concluant.
2. On la rencontre pour la première fois chez Alexandre TËtolicn Â. Oeil., XV, 20, 8), un des poètes de la Pléiade tragique, un contemporain de Ptolcmée II.