Oretf<e,1625-fe
LES INTERVE.NTIONS DIVINES. 397
pour fixer le sort d'Agave, celui du vieux Gadmos et de sa femme Harmonia^; il vient surtout pour donner, du haut du théologéioriy la morale du drame, pour déclarer aux hommes que Tatroce supplice de Penthée est le châtiment de l'impiété qui a méconnu sa puissance divine*. Les Bacchantes sont donc une tragédie à part parmi celles que nous venons de citer. Bacchus ne peut y être considéré comme un dieu de dénouement, puisque c'est un dieu dont l'action remplit la pièce entière.
Ces exemples nous permettent de juger exactement de ce qu'il faut entendre par le det(s ex machina dans le théâtre d'Euripide. On aurait tort de croire que le poète ait toujours appelé la divinité au-dessus de la scène ; on ne se tromperait pas moins en affirmant que, quand il l'appelle, il l'emploie régulièrement à résoudre, à sa place, les complications d'une action confuse. C'est seulement dans la seconde moitié de sa carrière, vers les premières années de la guerre du Péloponèse, qu'Euripide se servit de la machine » ; et parmi les pièces qui sont restées de lui, il n'en est qu'une, VOreste, où le dénouement de l'action soit entièrement dû à l'intei'vention d'un dieu. Il n'y en a qu'une non plus, Vlphigénie en Tauride, où la divinité facilite dans une certaine mesure le dénouement,
1. BrtCcA.,1330 et suiv. Wecklein. On sait qu'avant ces vers il y a plusieurs lacunes dans le texte des paroles prononcées par le dieu.