Fremier slasimon
échappe : et les Spartoi, et les noces d'Harmonia; le Sphinx et son énigme ; Œdipe meurtrier de son père, époux de sa mère, Œdipe dont les imprécations ont allumé la querelle de ses enfants ! On est ainsi assez habilement ramené au sujet du drame, et le fil qui rattache à ce sujet les chants du chœur n'est jamais rompu. Mais on a été entraîné trop loin et distrait trop longtemps de ce qui intéressait. — A un seul moment, le chœur nous arrête sur l'impression puissante des événements : c'est dans son dernier chant, où, en deux strophes d*un très vif mouvement, s'exprime l'inquiétude que lui inspire le combat singulier d'Étéocle et de Polynice, l'horreur de cette lutte fratricide ^ Mais ce chant, d'autant plus dramatique qu'il est réparti entre plusieurs choreutes, est seul de son espèce. Aucun des autres sans doute ne mérite d'être qualifié d'intermède, puisque les embolima d n'appartiennent pas plus à la fable qu'à toute autre tragédie », et que ceux-ci touchent toujours à la fable, de près ou de loin; mais aucun ne naît directement de la situation et n'est rempli par les émotions qu'elle pourrait exciter. La faute doit-elle en être imputée au talent du poète? Euripide n'a-t-il pas été plutôt victime de la nécessité où il se trouvait, reprenant un sujet déjà traité par Eschyle, de concevoir son chœur tout autrement que ne l'avait fait son devancier?
Parmi les œuvres de la vieillesse d'Euripide, s'il y en a donc deux, Ylphigénie à Aulis et les Phéniciennes^