Fragm. 781, v. 32, Nauck
2. Schol. HippoL 58. Sur ce chœur^ voir Wolcker, GiHech. Trag., p. 469.
3. Ces vietUards sont thébains,d*après le scholiaste d*HippolyU, pass. cité. Mais un fragment nouvellement découvert de VAntiope (Welli Journal des Savants, septembre 1891) montre que le chœur ne connaît pas le roi Lycos. Ce sont donc des vieillards d'Éleuthères, lieu de la scène, ou même des vieillards athéniens.
4. On donne quelquefois à ces chœurs le nom de nxpaxopYjY^fjiaTs ; mais il faut se rappeler que le mot napax^^PïïPIP^^ ^ ^^ ^^^ P'"' général et désigne tout ce que le chorège fournit en dehors de ses obligations légales (chœurs et acteurs supplémentaires ; enfants pour les rôles d'enfants, etc.).
nettement les épisodes, ce que nous appelons aujourd'hui les actes, les stasima, en raison de leur nature même, devaient être soumis à certaines lois traditionnelles et ne se prêter que difficilement aux fantaisies des poètes. Chez Euripide, ils paraissent avoir été généralement chantés par les voix réunies de tous les choreutes. Je sais bien que certains critiques, Muif et Hense en particulier, ont essayé d'établir qu'il en était autrement chez Sophocle, et qu'ils ont libéralement distribué entre des demi-chœurs toutes les strophes et antistrophes des stasima de ce poète, n'attribuant au chœur tout entier que les rares épodes. Mais une pareille division, manifestement impossible dans certains cas, ne peut, en l'absence de tout témoignage antique, se démontrer pour les autres, et reste une hypothèse fort invraisemblable. Comment admettre que le chœur, qui est toujours divisé dans les commoiy qui l'est souvent dans la /?arodos^ le soit également, et d'une façon régulière, dans les stasima, en sorte que certaines tragédies de Sophocle ne renfermeraient aucun morceau lyrique d'ensemble, c'est-à-dire aucim chœur à proprement parler? Ne craignons donc pas de penser que les stasima d'Euripide étaient d'ordinaire de véritables chœurs. Mais la variété des formes lyriques dont disposait le poète était telle, ou si vif était son désir de tenter des innovations, que ce qui semble avoir été la loi générale souffre cependant chez lui quelques exceptions. Dans le second stasimon des Suppliantes^