Nauck
2. 811-835. Le chœur chante teulement sept vers au début, sept à la fin; Thésée, deux fois, seize vers.
LES CHANTS DU CHŒUR. 49i
désolation d'Hécube^; et c'est le même écho qui retentit à la fin du drame, alors que ces femmes pleurent, en alternant avec leur reine, sur un autre cadavre, celui de Troie*. Le caractère funèbre du commos est encore plus fortement marqué, s'il est possible, dans les deux morceaux de ce genre que renferme la pièce des Suppliantes^ dans le premier surtout dont non seulement les strophes, mais les vers même sont fréquemment coupés par un dialogue où se pressent des émotions impatientes de se faire jour*. Quant au second de ces morceaux, la douleur ayant, après la cérémonie du bûcher, perdu la violence des premiers instants pour tourner à Tattendrissemént, son caractère plus calme fait que les strophes s'y divisent d'abord en deux parties symétriques de trois et de quatre vers*, pour acquérir seulement à la fin, par le progrès naturel d'une émotion qui s'excite elle-même en s' exprimant, un mouvement plus animé. Les commoi funèbres d'Euripide avaient donc des formes extrêmement variées. Sans produire l'effet puissant des grands thrènes d'Eschyle, beaucoup plus développés, ils devaient être encore fort pathétiques. L'habile agencement des diverses parties du chant et de la succession, lente ou rapide, des voix, les mélodies plaintives ou