‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 319 sur 341 · Electre, 434-437. imène · texte numérisé non relu

Electre, 434-437. imène

3. Hécuhe, 444-447. Iphig. en Tam\, 1089-91. Hélïney 1879-1488.

sion, soit qu'il nous montre, sur le plateau de l'acropole « battue des vents », les jeunes Athéniennes, pendant toute la durée de la nuit, frappant le sol en cadence et poussant de ^ands cris en Thonneur d'Athèna ', soit que son imagination hardie nous représente, aux solennités d*Éleusis, le plaisir des hommes se communiquant à la nature entière, alors que non seulement les Néréides forment leurs chœurs sur la mer ou près des tourbillons des fleuves au cours étemel, mais que la lune, mais que le cici étoile lui-même, gagnés et transportés par l'ivresse commune, entrent en danse, à l'heure où sur la terre les mystes bondissent et chantent en célébrant les Grandes Déesses'. De tels tableaux étaient faits pour séduire les Athéniens ; mais combien ceux-ci n'étaient- 11s pas plus ravis encore de l'éloge que le poète fait de l'heureuse contrée de TAttique dans un chœur de sa Médée, éloge aussi flatteur que délicat, où un jugement solide s'enveloppe de poésie légère, et où la fantaisie mythologique qui s'y mêle laisse délicieusement flotter l'esprit entre le rêve et la réalité : « Érechthéides, de toute antiquité race fortunée ; fils des dieux bienheureux, issus d'une terre sacrée et inviolée, nourris de la plus glorieuse sagesse, vous qui marchez avec délices dans l'éclatante lumière d'un air pur; là où la blonde Harmonia enfanta, diton, les neuf Muses, les chastes Piérides; où l'on raconte que Gypris puisa aux belles eaux courantes du Céphise la douce fraîcheur qu'avec la brise elle

Page 1