‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 326 sur 341 · ÊUctre, 112-166; Oreste · texte numérisé non relu

ÊUctre, 112-166; Oreste

3. 990-1008; 1012-1030. Cette monodie est coupée en deux parties par une réflexion du coryphée. Mais Éyadné semble ne pas avoir entendu les paroles qui lui sont adressées.

6. Le premier vers peut en donner une idée : Scvtxh icapex<t 7&i çlpc* Mtù, çXéy»...

Les MONODIES. 525

qui, dans Argos, vaism'unirau sang des rois ! Hymen, ô roi Hyménée! Puisque loi, ma mère, toute aux gémissements et aux larmes, tu pleures la mort de mon père et la ruine de ma chère patrie, c'est moi qui, pour célébrer ma fête nuptiale, allume la torche sacrée et fais briller au loin sa lumière en ton bon* neur, Hyménée, en ton honneur, Hécate ! car c'est par vous que les vierges deviennent épouses selon la la loi. — Danse d'un pas léger et mène le chœur, Évan! Évoé! comme aux jours les plus heureux de mon père. Notre chœur est sacré: conduis-le toimême, ô Phœbos! car je suis prêtresse de ton temple orné de lauriers. Hymen, ô Hyménée, Hymen! Préside au chœur, ô ma mère, et mène la danse : promène çà et là en cadence et unis aux miens tes pas. Criez « ô Hyménée ! » et célébrez l'épouse par vos chants joyeux, par vos acclamations! Allons, vierges phrygiennes, parées de beaux voiles, chantez mes noces, chantez Tépoux dont je vais partager la couche pour obéir au Destin * ! »

Est-il besoin de faire ressortir à quel point, dans la situation cruelle où se trouvent Gassandre et sa mère qui Técoute, ce chant d'hyménée, dont plusieurs détails rappellent la réalité des cérémonies nuptiales, est dramatique? — 11 est des situations plus violentes encore où, sous l'aiguillon des tortures physiques, la souffrance de Tàme, arrivée à son paroxysme, ne trouverait que des cris pour s'exprimer, si la monodie, par la souplesse et la liberté de ses

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