Diog. L. /. cit
4. Vie, p. 1, 1. 12. Diog., /. ci7., qui, au lieu de Télécleidès, cite, par erreur, Mnésimachos, poète de la comédie moyenne. Dans le même ^xte, un peu plus loin, l'expression Eùptucdaç (ruxpocTOYoïxçou; a paru suspecte à Bergk {VU. Eurip, n. 15), qui veut qu'on lise, en un seul mot composé, EùpticidodwxpaTOxotino^;;, a des gens qui ont Torgueil philosophique d'Euripide et do Socrate ».
losophe sur le poète tragique n*est d'ailleurs rien moins qu'établie. Les textes qui nous montrent Euripide quittant l'école d'Anaxagore pour suivre l'enseignement de Socrate * sont démentis par la chronologie. Un poète d'un esprit si curieux, si ouvert à toutes les nouveautés, a dû, il est vrai, être attiré par cet enseignement original; il a dû s'approcher de Socrate, Técouter, et le faire causer. Mais à quel moment? Au moment où celui-ci commençait à être connu sur l'agora et dans les rues d'Athènes, vers les premières années de la guerre du Péloponèse. Euripide, arrivé au milieu de sa carrière dramatique, avait alors plu3 de cinquante ans. Les conversations de Socrate modifièrent-elles sa façon de considérer la vie humaine et ses idées morales? L'esprit socratique, à partir de cette date, respire-t-il dans quelques passages de ses tragédies ?
Cet esprit, quoi qu'on en ait dit ', n'a laissé de luimême que des traces bien légères. Euripide, à diverses jreprises, distingue et oppose deux sortes d'amours : l'amour sensuel, celui de Vénus, qui trouble l'homme jusqu'à la folie ; l'amour inspiré par les nobles âmes, qui le mène au bien •. « Eros, dit-il encore, est l'auxiliaire de toutes les vertus, le grand maître de la sagesse*. » N'est-ce point là déjà r« Éros philosophe »
i, Denys d'Halic, RhéL, IX, 11. Cf. VIII, 10. A. Gell., XX, 20.
2. La thcse de M. G. Feugère, de Socraiics doctrine vestigiis apud Euripidem (1874), ne nous parait pas démontrer ce qu elle veut prouver. ËUe renferme, avec des vues iogënleuscs, des rapprochements forcés et inexacts.