Athon. XIV, 634 f., Fragm., 22 et 23, Nauek
3. Par exemple, dans le chœur d'Iphigénie en Tauride, 179 et suiv. 'AaiiQTav aoi pâp6apov âx^^*** f «v cv OpiQvoiai i&oOaav...
la parodos est tout entière consacrée à son histoire, à rinvention faite par les Corybantes du tympanotij que les Satyres ont ensuite emprunté à la Mère des dieux, pour l'apporter aux fêtes bacchiques du Cithéron.Get instrument, avec ses notes saccadées et ses sourds roulements \ accompagnait, surtout dans Tépode si animée, le chant enthousiaste des femmes du chœur. Une pareille nouveauté était la conséquence des progrès qu avait faits en Attique le culte du Bacchus lydien en même temps que celui de la Grande Mère phrygienne qui, dès le temps de Périclès, avait conquis à Athènes droit de cité. En venant se fixer au Métroon, Cybèle amena avec elle la musique passionnée qui était inséparable des cérémonies de sa religion. Les Athéniens, qui avaient si bien accueilli la déesse, ne pouvaient entendre avec déplaisir cette musique sur leur théâtre.
Bien des informations nous manquent pour répondre en connaissance de cause aux autres critiques d'Aristophane, et pour défendre contre lui les monodies comme les chœurs d'Euripide. Remarquons cependant que ces monodies et ces chœurs ne sont pas uniquement des poésies, que ce sont encore des morceaux de chant. Ne serait-il pas de toute injustice d'appliquer aujourd'hui à l'examen d'un libretto d'opéra où la parole n'est que le soutien de la mélodie, la même rigueur qu'à un texte de tragédie, et fioileau, en son temps, n'a-t-il pas eu tort de demander à Quinault autant qu'à Racine? Si, dans les chants