Sext., Math,, IX, 18, 51. Cicer. De Nat. D. , I
4. Sur les ouvrages de Critias, voir Lallier, de Critiœ tyranni vita et scriptis (1875).
invisible et perpétuel témoin un dieu qui habite la région de la foudre et des éclairs et dont la colère a des effets redoutables K Gritias, qui explique ainsi Torigine des religions, a toujours passé chez les Grecs pour un athée ^ Quant à Diagoras de Milo, qui tournait les mystères en ridicule, qui persiflait les dieux, qui jetait au feu un Hercule en bois pour que le héros consommât son treizième travail % il avait assez fait montre d'impiété pour que Tépithète d'£ôeoc devint légitimement inséparable de son nom. Comment ceux qui le fréquentaient, comment Tentourage de, Critias et les jeunes gens qui payaient les leçons de Prodicos et de Protagoras se fussent-ils scandalisés de ce qu'ils entendaient au thé&tre, aux jours de certaines représentations d'Euripide? Ils devaient évidemment laisser au vulgaire le soin de protester.
Critique des légendes mythologiques^ au nom du bon sens et de la morale. — Doutes au sujet des dieux. Ce quest Jupiter. — Le drame des « Bacchantes ». — Les Orphiques.
Les mythes sont la matière même de la tragédie. Il n'était point permis à Euripide, poète tragique, de les révoquer en doute, d'en suspecter d'une façon générale la réalité. Mais, s'il n'eut jamais l'imprudence de dire que les traditions qui composent la
1. Cntias, ap. Sext., Math., IX, 54. Les mêmes vers sont attribués par le pseudo-Plutarque {Placita Philos., 1,7, 2) à Euripide.