‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 67 sur 341 · Eurip. ap. Athenag., p. 28. Cf. Troy · texte numérisé non relu

Eurip. ap. Athenag., p. 28. Cf. Troy

3. Hécuàe, 488. Le chœup àHlippolyte, 1105 et suiv., disait : « J'ai au fond du cœur l'espoip d'une sagesse divine ; mais je ne sait que pensep au spectacle du sopt des moptelF» »

rhomme et ses mérites, il veut amener la foule à penser qu'il n'y a point intérêt pour elle à honorer des dieux ou si injustes ou si détachés de l'humanité, qui gagnent si mal l'encens et les sacrifices qu'on leur ofiFre. Que sont d'ailleurs ces êtres divins, et que peut-on savoir d'eux? « Nous sommes esclaves des dieux, quels que soient les dieux ^ » dit OresteS qui semble sortir de l'école de Protagoras. Les femmes du chœur à'He'lène, qui ont l'esprit très critique pour leur sexe et pour leur condition, posent cette question : « Lequel des mortels, après avoir poussé très loin ses recherches, prétendra avoir découvert ce qu'est la divinité, ce qu'est ce qui n'est pas dieu, ce qu'est ce qui est intermédiaire entre la divinité et l'homme* » — en d'autres termes, en quoi la nature des dieux diffère de celle des héros' et de celle des hommes? Ces distinctions, que les anciens poètes savaient très bien, Euripide veut que ses contemporains ne les sachent plus : ce n'est évidemment pas pour fortifier la foi religieuse qu'il laisse flotter les dieux dans le vague et qu'il enveloppe leur essence de mystère.

Ces doutes théologiques atteignent-ils le dieu principal de la religion hellénique, Jupiter? Les héros d'Euripide ne s'expriment pas toujours de la même façon au sujet du maitre des dieux. Quelquefois ils se contentent de dire, en passant et sous forme de

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