Vers 101, |upi|Avo9povTiTrai
3. Fragm. 977, Nauck * : n yàp «twira toT; 9090?; t<rc' àicôxpivt;.
vent dire de Tamour les héros d'Euripide^ car chez eux cette passion est souvent malheureuse. Dans les réflexions que le poète prête au chœur, Tamour sera naturellement considéré comme une source de douleurs plus encore qu'une source de jouissance ^ On lira quelque part que, « lorsqu'il arrive aux mortels d'aimer, s'ils rencontrent une âme noble dans l'objet de leur amour, il n'y a rien qui manque à leur félicité" ». Mais ailleurs on trouvera cette idée que a l'amour est un maître dange'reux, un maître qui nous égare et qui exerce son empire sur la moins noble partie de notre ètre^ ». Ce double aspect de Tamour s'exprimera quelquefois sous une forme mythologique : « Éros, le dieu à la chevelure d'or, a deux arcs : quand il tend l'un, c'est pour réjouir la vie de l'homme ; quand il tend l'autre, c'est pour la bouleverser *. » Ce bouleversement de la vie par l'amour est encore une des conditions malheureuses de l'humanité.
A côté de cette passion troublante, il y a place dans le cœur humain pour d'autres affections d'un caractère plus calme. Mais ces affections, quand elles sont profondes, quand elles pénètrent « jusqu'à la moelle de l'âme » % deviennent, elles aussi, une cause de souffrances. La nourrice de Phèdre veut que les mortels n'aient les uns pour les autres que des sympathies modérées, qu'ils nouent des amitiés dont