AlcestCt
3. Electre^ HOO. C'est le chœur qui parle, comme dans le texte de VAlceste,
d'atténuer les effets du hasard matrimonial imaginé par un personnage de la tragédie à! [no? Les lois qui régissaient le mariage athénien lui paraissant mal faites, il proposait d'y apporter la modification suivante : « Le riche aurait le plus de femmes possible, autant qu'il pourrait en nourrir dans sa maison. Il chasserait de chez lui les mauvaises, et il aurait le plaisir de garder la bonne. Aujourd'hui, on n'en a qu'une seule en vue : c'est jouer un coup dangereux. Les hommes n'ont point éprouvé le caractère de la femme dont ils embarrassent leur maison ^ »
Un autre reproche adressé au mariage chez Euripide est celui qui lui est fait, d'une façon plus ou moins avouée, par l'égoisme des célibataires de tous les temps : le mariage multiplie pour l'homme les chances de malheur. <c Heureux les mortels sans femmes et sans enfants! Ils sont seuls, et souffrir pour soi seul n'est pas une bien lourde peine. Mais voir ses enfants malades, sa couche nuptiale ravagée par la mort, voilà une souffrance intolérable, quand on pourrait passer toute sa vie sans enfants et sans femme'! » Ainsi parle Admëte, qui songe beaucoup trop à lui-même, trop peu à la femme excellente dont il va être séparé, et qui est suspect, pour cette raison, de n'exprimer ici qu'un lieu commun d'une valeur générale.
L'idée que la paternité est pleine de tourments parait être un des thèmes favoris d'Euripide, puisqu'on en trouve le développement en plusieurs en-