‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 303 sur 351 · Parodos · texte numérisé non relu

Parodos

et que, étant femmes, l'adultère dont elles croient que cet enfant est le fruit, les révolte. Comme elles se sont compromises avec Creuse, quand tout est découvert, l'épouvante les saisit, et les angoisses qu'elles éprouvent pour elles-mêmes ne sont pas moins fortes que le désespoir dont les accable la condamnation à mort de leur maîtresse .Le chœur de ïlon est donc un de ceux qui ne se séparent pas du personnage principal, dont il sert les volontés et dont il partage les émotions.

Il n'en est pas autrement du chœur à' Hélène, de ces jeunes captives grecques qui, tour à tour, pleurent avec la femme de Ménélas, la consolent ou l'assistent, qui même lui prêtent une aide efficace, puisqu'elles la décident à ne point croire à la nouvelle de la mort de son mari, et à pénétrer avec elles dans le palais égyptien pour y consulter la prophètesse Théonoé*. De même qu'en rentrant ^ elles proclament avec satisfaction l'oracle annonçant que Ménélas est vivant, de même au dénouement, leurs adieux et leurs souhaits émus accompagnent le vaisseau qui emporte vers la patrie grecque l'exilée désormais réunie à son époux ^ Ces jeunes filles sont donc uniquement préoccupées de la personne d'Hélène. On n'en est que plus surpris d'entendre sortir de leur bouche un chant * dont on cherche vainement le rapport avec les choses du drame. Pourquoi évoquent-elles l'image de Dèmèter courant, par monts

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