‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 339 sur 351 · Phéniciennes, str. a* 1485-1497; antistr. a · texte numérisé non relu

Phéniciennes, str. a* 1485-1497; antistr. a

5. G. Hcrmann leur a dooné le nom do napoiiot^Trpof a {Doctr. melr.

hasard et ne relèvent point uniquement d'une fantaisie capricieuse. Elles ont aussi leurs règles, que H. Schmidt a le premier osé formuler et que Gevaert a résumées d'après lui* : règles complaisantes d'ailleurs, dont le poète paraît se jouer quelquefois et qui ne le tiennent jamais enchaîné.

Il n'a conquis ces franchises que pour donner à l'expression de la passion dramatique plus d'accent et plus de variété. Aussi, quand cette passion, arrivée à son comble, ne se maîtrise plus et perd tout équilibre, la strophe est-elle laissée de côté et la symétrie des membres correspondants tout à fait abandonnée. La forme la plus ordinaire desmonodies d'Euripide est donc le chant non antistrophique qui, avec ses périodes irrégulières, se prête à tous le? mouvements comme à tous les éclats du sentiment. Les secousses violentes de l'âme, ses élans rapides, ses brusques retours, ses soudains passages de l'exaltation à l'abattement, sont marqués, à chaque section mélodique de la monodie, par des changements de rythme. Et, quand le trouble est extrême, ces changements se produisent à l'intérieur même de la phrase musicale, si bien que quelquefois les anapestes s'associent aux péons, ou qu'ils se rapprochent des dochmies et des chorées pour former des accouplements rythmiques que le chant choral ne connaissait point ^ Ne faut-il pas que la cantilène drama-

p. 750). II remarque justement (p. 783) que ces strophes irrcgulièrcs usitées seulement dans la tragédie nouvelle, ne se rencontrent qu'au moment d'un grand trouble de l'action,

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