I. Andromède, fragm, i
a. Hécube, v. 1368 sqq.
3 Hippolyte, v. ,o58 sq. Thésée se moque ici du vol des oiseaux, et les Ublelles de Phèdre le d.^pen.eut avautageusemeot, dit-il, d'avoir recours à U rxrot^vt!^^^^^^^ événements il est vrai, lui donnent tort. Mais ce serait une erreur grave de suppose^
rsin^l^c^"""' ''"""^''' '' ™^^' ''"^^^'^'^ est une punitioVdu sLpZme
h. Héraclès, v. 696. ~ Comparez un curieux passage du Polyidos frairm 636 Ici le présage fourni par un aigle de mer semble favorable. '^*''^''''"' ^'^'^"- ^^^' '*^*»
LES PRATIQUES RELIGIEUSES joû
cacher pour rentrer dans son palais. 11 y arrive juste à temps pour sauver la vie à ses trois i fils, à Mégara, à Amphitryon, que Lycos allait faire périr. Il eût seulement tardé quelques instants, c'en était fait d'eux. L'oiseau avait donc raison, et ils l'ont échappé beUe.
AiUeurs, nous apercevons Égisthe, au moment critique où Oreste va le tuer. Le malheureux, qui est sans défiance, offre un sacrifice, et naturellement les entraiUes de la bête sont bien inquiétantes. Il \es prend, les observe. Un des lobes y manquait. Les portes du foie, la vésicule regorgeaient de fiel : tout lui annonçait un malheur imminent. Son visage s'assombrit^. Et ce n'est pas sans raison. Le glaive qu'Oreste va lui plonger dans le dos le lui prouvera bien.
A l'égard de la divination, Euripide se comporte donc exactement comme il le fait pour les légendes mythologiques. 11 s'en sert par habitude, par tradition dramatique, mais il n'y croit pas. Quelquefois il paraît y ajouter foi ; ce n'est qu'une apparence. Au fond, son scepticisme est irréductible, parce qu'il est inspiré par la raison. Mais le théâtre n'était pas un endroit où elle pût discuter, et bien que sur le sien eUe prenne un peu trop ses aises, elle ne pouvait pas cependant tout dire.
Il a aussi critiqué le droit d'asile, mais pour une autre cause. On sait quelle fut l'origine de ce droit. Tout temple était inviolable, à(juXo;, puisqu'il était censé appartenir à la divinité en l'honneur de laquelle on l'avait construit. Aussi était-ce un sacrilège de s'emparer des offrandes, et les prêtres, qui en vivaient, faisaient bonne garde. De même, tous les suppliants qui se réfugiaient dans un sanctuaire devaient être respectés. Ce qui le prouve, c'est que, dans la tragédie, on ruse avec eux pour les éloigner de l'autel qui les protège, on cherche à les en écarter par des menaces épouvantables, mais on ne les en arrache jamais. Ils étaient la possession de la divinité, sa chose propre. Le droit d'asile n'était qu'une extension du droit de propriété du dieu.
Ce droit fit naître beaucoup d'abus. N'était-il pas choquant de voir un lieu sacré rempli de criminels? S'ils avaient offensé les hom-
rr 'a^Z^u"*" """**"' '® ""^'^ indiqué par le messager, dans lerécilde leurmassacre. L.I. Héraclès, v. 92a sqq.
a. Electre, v. 8a6 sqq.
mes, Us avaient à plus forte raison offensé les dieux-. Ion, qui sur les choses religieuses, où ses pareils ont l'esprit si fermé, a le sien si ouvert, était révolté de la présence de ces gens-là dans le le.nple de Delphes. Il ne voulait pas les laisser s'asseoir sur les autels : pour Apollon, il jugeait que c'était un fâcheux contact». Ailleurs un personnage inconnu va beaucoup plus loin. Il ne craint pas d'aflirmer que s II voyait un malfaiteur dans un sanctuaire, sans se soucier de la loi sans craindre les dieux, il l'en arracherait pour le livrer à Injustice' parce qu'un criminel doit être traité en criminels. Nous ne savons si dans le cours de la pièce il exécuUit sa menace. Cela estpeu probable On raisonne plus qu'on n'agit dans le théâtre d'Euripide. Mais llndignation de celui qui les faisait parler était légitime, puisque, quatre ou cinq siècles plus tard, le sénat romain fut contraint, sous Tibère de fermer un certain nombre de ces asiles 4, tant la sécurité qu'y trouvaient les gens sans aveu était devenue intolérable.