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6. Ibid., ia49 : Il&c^oSv ae xptva; |it| à6ixeîv çOyco ^(iyov ;
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phateur de Troie entre en scène sur un char de victoire, qu'on retrouve vraiment cette fierté impérieuse, avec laquelle il nous apparaît dans llhade; quand il revêt, pour se jeter dans la mêlée, ses armes d'or Euripide ne lui a conservé ni ce rayonnement, ni cette fougue. L'Agamemnon qui, devant Troie, propose trop souvent d'abandonner le siège et de s'embarquer, c'est bien celui qu'il nous montre dans ses drames. Quel faible meneur d'armées il nous dépeint! Et quelle singulière idée de subordonner chacun de ses gestes et chacune de ses paroles au jugement du populaire! Voilà le grand pasteur d'hommes de l'âge épique! Sa mentalité ne diffère plus de ceUe de l'honnête Nicias. Ni l'un ni l'autre ne peuvent faire un pas sans s'inquiéter, l'un des entrailles des victimes, l'autre des opinions de la foule. Et, des deux superstitions, il est certain que la première, la religieuse, est la plus ancienne. Euripide a été d'un avis contraire. Mais il était, sans doute, le seul à croire qu'au temps de la guerre de Troie, la seconde avait déjà cette force-là.
Il a aussi défiguré Ménélas, mais d'une autre manière. Ménélas ne lui est pas sympathique. Devant ce personnage, les modernes sont souvent portés à sourire. Il est le premier mari trompé de l'Antiquité, et on le lui a fait bien voir. Ses infortunes conjugales ont été jugées si réjouissantes qu'elles ont assuré, chez nous, le succès de plus d'une pièce bouffonne. Et il faut croire que les sentiments qu'on lui témoigne n'ont pas été seulement éprouvés en notre temps. Ils sont plus anciens, puisqu'au xvii- siècle Racine a été obligé de compter avec eux. Il a supprimé, dans son Iphigénie, le rôle de Ménélas et l'a remplacé par Ulysse, parce que l'apparition, sur une scène française, de l'époux malheureux aurait pu provoquer des railleries dans le public. Nos vieux conteurs avaient bien souvent ri du cocuage, et Molière ne se faisait point scrupule d'en rire à son tour dans ses pièces.
A tous égards, Ménélas est un personnage infortuné. Mais si par une tradition qui n'a certes plus l'attrait de la nouveauté, on peut être encore enclin à se moquer de lui, Euripide n'a jamais éprouvé ce sentiment, qui est moderne. Il lui en veut seulement de s'être laissé