‹ Euripide et ses idéesChapitre 174 sur 388 · Cf. /. F. F · texte numérisé non relu

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4. Iliade, XIV, v. 214 sqq., et rapprocher VOaristys, si joliment traduite par A. Chénier.

5. "AcppoSirri èoŒTstpavoç, cpt>vO[X[xeiSy)ç. Cf. Buchholz, Die homerischen Realien,

III, I, p. 162 sqq.

7. C’est à peu près de la même manière que l’on voit dans Xénophane (fragm. i3, Müllach; fragm. 32, Diels) Iris se confondre avec l’arc-en-ciel. L’explication est déjà dans Homère, Iliade, XI, v. 27 sq.

diminue, en même temps que s’efface son visage. Il en est d’elle comme de Démèter. Quand celle-ci n’était que la mère de Perséphone, et qu’elle cherchait sa fille dans les environs d’ Eleusis, nous la voyions tristement s’asseoir près d’un puits, le long de la route poudreuse, sous l’omhre pâle d’un olivier i. Quand elle se confond avec la Terre, qui nourrit les mortels d’aliments solides 2, nous ne savons plus comment l’imaginer.

A qui Euripide a-t-il emprunté ces idées? Mais ne sont-elles pas grecques dans leur essence même, et depuis Hésiode, Parménide et Empédocle ne faisaient-elles pas partie, pour ainsi dire, de la conscience nationale? Remarquons, en effet, que le plus pieux des tragiques, Eschyle, les avait exprimées avant Euripide. Il prétendait que, grâce à Aphrodite, le ciel et la terre éprouvaient l’un pour l’autre un amour réciproque, qu’ils s’unissaient et que de leur union naissait toute vie dans le mondes. Personne cependant n’a prétendu que l’auteur des Danaides ait été un poète-philosophe. Cette concordance d’opinions d’Eschyle et d’Euripide ne doit pas être oubliée, et nous y reviendrons plus loin.

Zeus, dit encore Hécube, est peut-être l’intelligence des hommes^. C’est sa troisième et dernière hypothèse. Le voüç, ajoute ailleurs Euripide, est en chacun de nous un dieu 5. On pense aussitôt à Anaxagoras. Mais le rapprochement est-il légitime?

Puisque, dans le système de ce philosophe, l’Intelligence est le principe ordonnateur du monde, qui a produit à l’origine la circulation universelle, Zeus ne pourrait être confondu avec cette Intelligence qu’à condition de lui ôter toute action continue dans l’univers. Il aurait été actif un moment, quand il donna la chiquenaude indispensable à la mise en mouvement du mécanisme, et depuis il se reposerait en le regardant marcher.

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