Antiope, fragm. 217 et 218; Andromaque, v. i36 sqq
3. Troyennes, v. 298 sqq.; Archélaos, fragm. 245; J. F. F., 988. Cf. Hécube, V. 349 sqq.
4. Sur ces mineurs infiniment plus malheureux que ceux de nos jours, bien que les galeries où ils travaillaient fussent creusées à ciel ouvert, lire le livre si précis d’E. Ardaillon, Les mines du Laurion dans l’Antiquité, Paris, Fontemoing, 1897, {Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome, fascicule 77'.)
5. Praxagora, dans V Assemblée des femmes, v. 721 sq., confirme le fait.
G. République des Athéniens, 10 et ii.
inconnu de cet écrits ne lui donnent-ils pas entièrement raison? Dans ces pièces où la vie athénienne est reproduite avec une vérité si amusante, les maîtres sont-ils bien rudes pour leurs esclaves? Qu’on se rappelle les Grenouilles . Xanthias porte le bagage un peu lourd de son maître. Est-ce un esclave au sens ordinaire où nous prenons ce mot? Ne ressemble-t-il pas plutôt à un laquais du théâtre de Molière? Xanthias conserve toujours sa belle humeur. Si sa vie était douloureuse, il aurait près du dieu une tenue plus accablée. 11 a la réplique hardie, le geste résolu, le verbe haut. 11 est prompt à se moquer des fanfaronnades de son maître 2, Il le domine, quand le danger est imminent, par sa fermeté 3. Il ne lui épargne même pas les injures^. En un ^ mot, avec les défauts des serviteurs de tous les temps, la gourmandise^, la médisance^, la curiosité?, l’indiscrétion 8, la paillardise 9, il a en plus une liberté de parole qui dépasse de beaucoup celle que les maîtres les plus patients toléreraient aujourd’hui chez leurs valets. Il est vrai qu’on fouette de temps en temps Xanthias, du moins il le dit 10^ mais ne fouettons-nous pas encore les mauvais garnements, dans nos familles, quand ils ont commis quelque méchant tour?
Il est permis de supposer que le châtiment n’était pas journalier. Car si ailleurs n Aristophane nous parle de la peau des esclaves que ses prédécesseurs se plaisaient à montrer au public toute zébrée des rayures que le fouet y avait laissées, c’est précisément pour se moquer de ces exagérations démodées, qui ne faisaient même plus sourire, parce qu’on exigeait des auteurs plus de vérité.
Mais, à côté des esclaves domestiques, il y en avait d’autres. Ceux qui travaillaient dans des ateliers, ceux que l’on employait aux
1. On admet généralement, depuis Kirchhoff, que ce traité a été écrit pendant la première partie de la guerre du Péloponnèse, vers h^k-