Platon, Cratyle, p. 425 D
3. Bacchantes, v. i33o sqq. — Agavé a tué son fils Pentbée. Gadmos s’en désespère. Dionysos apparaît. 11 explique sa Aœngean ce. Malgré tout, elle reste discutable et il le sent bien puisque, comme raison suprême de sa cruauté, il affirme que Zeus avait depuis longtemps arrêté les choses. Mais l’objection du vers i348 reste intacte.
4. Ion, V. i553 sqq. — Quel est enfin le père d’ion? Est -ce Apollon? Est ce Xouthos? Ion, qui veut en avoir le cœur net, — il est le principal intéressé, — rentre dans le temple de Loxias, pour exiger du dieu une réponse précise. A cet instant.
Tantôt, il prolonge la pièce, en annonçant l’avenir et en rattachant le passé au présent par des liens inattendus i. Tantôt, il donne à une action qui s’éparpillait une conclusion qui la resserres. Son rôle, on le voit, est très divers, mais il faut ajouter qu’il est toujours artificiel. On sent, pour ainsi dire, le dieu s’approcher à mesure que l’action s’embrouille, ou qu’elle touche à sa fin. Son apparition est obligatoire, presque mécanique. Ce n’était pas ainsi qu’elle pouvait paraître divine. Il fallait même une belle dose de naïveté pour ne pas en sourire.
Ajoutons qu’Euripide n’a recours aux dieux que pour leur faire jouer les utilités, qui n’ont jamais été tenues au théâtre par les premiers rôles, et qu’avec un peu de bonne volonté ou d’adresse il pourrait aisément se passer d’eux. Leur emploi subalterne dans la pièce ne grandit pas leur majesté. Dans Eschyle, ils ont sans peine une autre allure.
Le sujet est annoncé, comment le poète a-t-il l’habitude de le traiter? Dans l’esprit le plus moderne. Au lieu de s’appliquer à donner à ses béros la grandeur et la simplicité de l’épopée, il les concevra le plus souvent comme des êtres qui ne sont ni grands ni petits, ni bons ni mauvais ; il se plaît à les ramener au niveau commun de l’humanité ; il fait d’eux des gens ordinaires du v® siècle.
Apollon devrait apparaître, mais comme il n’est pas fier de sa faute passée, il envoie Pallas à sa place. Celle-ci confirme l’explication antérieure de Gréuse. Naturellement Xouthos n’est pas en scène pendant l’apparition de la déesse. — L’objection de Decharme (op. cit., p. 892) qu’une divinité vierge se charge ici d’un office assez singulier est sérieuse. Mais Athéna parlait aux Athéniens. Elle était plus capable que personne de leur faire accepter la légende, sans qu’ils osassent rien objecter.
1. Iphigénie en Tauride, v. i435 sqq. — Le vent a repoussé au rivage le navire sur lequel se sont embarqués Oreste et sa sœur. Thoas a donné des ordres pour qu’on s’empare des fugitifs. Apparition d’Athéna. Elle arrête les poursuivants. Oreste sera sauvé, Iphigénie aussi. Ils iront au sud-ouest de l’Eubée, en face du promontoire de Garystos, à Brauron, où Iphigénie sera la prêtresse d’un temple d’Artémis, et la statue de bois qu’elle enlève sera portée à Halae, où, disait-on, elle était encore au moment où se jouait la pièce.
2. Électre, v. 1288 sqq. — Les scènes champêtres du début se prolongent jusqu’au meurtre d’Égisthe ; nous sommes chez des paysans, à la campagne : singulier endroit pour y entendre parodier les Clioéphores. Le frère et la sœur se reconnaissent : nous revenons à la légende. Égisthe est tué, Glytemnestre aussi : c’est Electre qui pousse son frère au parricide, c’est elle qui appuie sur le glaive qui tue sa mère : il faut qu’Apollon soit odieux. Le crime accompli, Electre se lamente. Le chœur ne peut s’empêcher de remarquer comme elle change vite de sentiment. Oreste, à la pensée de son crime, sent son esprit s’égarer. Les Dioscures apparaissent qui nous rappellent la suite de l’histoire. Nous risquions, à cause des cahots du chemin, d’en perdre le fil.