‹ EuropeChapitre 68 sur 113 · I. — Géographie physique · texte numérisé non relu

I. — Géographie physique

Situation et dimensions. — Le royaume de Hollande ou des Pays-Bas (Néerlande) est situé au nord-ouest de l'Europe et forme avec la Belgique l'extrémité occidentale de la gTande plaine extérieure du continent.

Borné au nord et au nord-ouest par la mer du Nord, il est séparé de la Belgique par une ligne purement conventionnelle qui laisse h la Hollande la rive méridionale de l'Escaut, coupe le fleuve au point où son estuaire se divise en deux bras, partage les landes de la Gampine, puis remonte le cours de la Meuse jusqu'à la place hollandaise de Maastricht.

A l'est, la Hollande est séparée de l'empire allemand par une frontière en partie conventionnelle, qui coupe le Rhin en aval d'Emmerich; puis par de vastes marais qui s'étendent du sud au nord, parallèlement au cours de l'Ems, jusqu'à la baie de Dollart, les marais de Bourtange. Cette long-ue bande de marécag-es et de tom-bières pi'otège mieux la Hollande qu'une barrière montagneuse. Aucune voie ferrée ne les traverse et un étranger ne pourrait y pénétrer sans guide.

Ainsi délimité, le territoire hollandais couvre une supe?'flcie de 33000 kilomètres carrés, c'est-à-dire supérieure d'un huitième à celle de la Belgique, et à peine égale à celle d'une province française comme la Bretag-ne.

Relief et nature du sol. — La Hollande est le type des pays de plaine. ISon sol, d'une platitude presque absolue, ne laisse apparaître aucune des roches primitives ou des couches sédimentaires anciennes. La pierre manque et la plupart des édifices sont construits en briques.

La plus grande partie des Pays-Bas (Xord-Hollande, Sud- Hollande et Zélande) est formée d'a/luvions et l'on a pu dire justement : la Hollande est une alluvion du Rhin, comme l'Ég-ypte du Nil. C'est la partie la plus fertile des Pays-Bas. Ces terres sont si uniformément basses que l'horizon y parait illiniin!' et que l'on peut s'y rendre compte de la courliure du globe comme en jileine mer.

Dans ces pays plats la moindre dilférence de niveau prend une importance capitale; certaines régions, plus basses que les autres de quelques mètres, se trouvent au-dessous du

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niveau de la mer: tel est le cas des riches polders (terres endiguées) qui avoisinent Amsterdam et qui ont remplacé l'ancien lac de Haarlem ; ils sont à 4°,50 au-dessous du niveau des hautes mers. Il suffirait de la rupture d'une de ces dig'ues que les Hollandais entretiennent avec tant de vigilance pour que la mer recouvrît de nouveau ces champs péniblement conquis par les travaux de dessèchement

A côté de ces terres g-rasses. le territoire hollandais comprend encore de grandes surfaces incultes [vcen] couvertes de tourbières, où le sol tremble sous les pas, où la vég'étation qui se décompose colore d'une teinte violette les eaux marécag-euses. Tels sont les marais de Peel et les marais de Bourtange .

Les seules hauteurs naturelles que présente la zone maritime de la Hollande sont les dunes littorales dont la hauteur varie de 15 à 60 mètres et la largeur de 50 à 400 mètres. Ces dunes de sable, que le vent suffisait autrefois à déplacer, sont maintenant fixées par des plantations de pins.

En dehors de la zone d'alluvion proprement dite, la Hollande porte quelques collines formées de g-raviers du diluvium ou de simples dunes sablonneuses comparables à celles du littoral. Telles sont les médiocres ondulations couvertes de bruyères de la Véluwe au nord d'Arnhem et les landes de la Campine, dans le Brabant septentrional. Leur hauteur dépasse rarement 100 mètres; mais, dans ces pays de plaines, on prodig-ue le nom de montagne pour désig-ner de simples buttes.

Enfin le Limbourg- hollandais possède quelques collines calcaires, entre autres le Krikelenberg , le point culminant de la Hollande (240 m.), et le Pietersberg , situé près de Maastricht et connu par ses carrières aux innombrables galeries. Il atteint 123 mètres.

Climat. — Le climat de la Hollande est tempéré, mais déjà moins clément qu'en Belgique ou dans l'Angleterre méiidionale. L'hiver est assez rigoureux pour geler chaque année pendant deux ou trois mois le grand canal qui unit le Helder à Amsterdam ; et même le Zuiderzée est quelquefois gelé, ce qui ne doit pas étonner si l'on considère sa médiocre profondeur. Il y a d'ailleurs une gradation de climat nettement marquée do l'ouest à l'est : les moyennes estivales sont de 18°,6 à la Haye, de 18° à Amsterdam, et

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de 16°, s à Arnhem; les moyennes hivernales dans les mêmes villes, 3°,o, 2%5 et 1»,6.

Pluies. — Les Pays-Bas de Hollande sont soumis, comme ceux de Belgique, au rég-ime des vents océaniques. Ils reçoivent donc des pluies abondantes d'une moyenne de 0",70; la plus forte part de ces pluies tombe pendant l'été,

Il faut tenir compte aussi de la quantité considérable de vapeur d'eau qui se répand si souvent sous forme de brouillard et imbibe presque constamment un sol déjà surabondamment arrosé et tout imprég-né d'eau.

Hydrographie. — La Hollande est le pays le plus riche en eaux courantes qui soit en Europe. Le Rhin lui apporte les eaux des glaciers alpestres et le ruissellement d'une grande partie de l'Europe centrale ; la Meuse et l'Escaut y ajoutent le résultat du drainage de plusieurs provinces de France et de Belgique.

Nulle part plus que dans les Pays-Bas on n'est embarrassé pour reconnaître des régions hydrographiques différentes, pour discerner fleuves et rivières des canaux. Le Rhin, la Meuse, l'Escaut traversent en Hollande un pays sans relief; aucune saillie montagneuse ne sépare leurs larges sillons voisins les uns des autres. Tout au plus devrait-on signaler la séparation insignifiante que forment entre l'Yssel et les autres branches les ondulations de la Véluwe.

La Hollande tout entière est comme un vaste délia, le delta commun du Rhin, de la Meuse et de l'Escaut.

Le Rhin entre en Hollande à quelques kilomètres en aval d'Emmerich et ses eaux remplissent un lit lai-gc de 070 mètres et profond de 4 mètres. Mais à peine a-t-il touché le territoire hollandais qu'il se transforme et prend son caractère deltaïque, en se divisant d'abord en deux bras inégaux à Pannerden. Le bras méridional, le Waal, emporte vers l'ouest les deux tiers des eaux du fleuve.

Le reste coule dans le lit du Rhin inférieur qui bientôt se divise lui-même et envoie vers le nord une branche, VYssel, qui débouche dans le Zuiderzéc. C'est une dérivation artificielle creusée par les ordres de Drusus entre le Rhin et la rivière jusqu'alors indépendante de l'Yssel.

Plus loin, le Rhin inférieur se divise encore : la plus gr.imlo p.u'tic de ses eaux coule sous le nom du Z,^^/rqui va bc mêler au Waal et à la Meuse (Lgà réunis, tandis que le

Rhin courbé (Kromme Rijn) envoie vers le Zuiderzée un nouvel émissaire, la Vecht. Il se termine enfin sous le nom de Vieux Rhin (Onde Rijn) ; mais ce bras ne déverse dans la mer du Nord que 4 mètres cubes par seconde, à peine la 500" partie du volume d'eau débité par le fleuve avant sa dispersion à travers le delta hollandais. C'est là du reste un simple hasard de nomenclature, et, quoique la Meuse occupe plus de place sur les cartes hollandaises, c'est bien le Rhin qui remplit ces mille chenaux aux pentes incertaines où les eaux ne coulent que d'écluse en écluse.

La Meuse est entrée définitivement en plaine au moment où elle arrose Maastricht. A partir de Venloo, elle suit la même direction que le Rhin et décrit un demi-cercle pour gag-ner la côte de Zélande. Elle se rapproche du Rhin près de Fort-Saint-André, où ses eaux communiquent avec celles du Waal; puis, après avoir dessiné un coude vers le sud, elle se confond avec le Rhin près de Gorkum. Elle s'étend alors en une larg-e nappe d'eau coupée de nombreuses îles, dans le Biesboc/i, pour se resserrer ensuite dans un estuaire plus profond, le Hollandschdiep. Mais deux bras dérivés, la Vieille et \di. Nouvelle-Meuse, emportent plus au nord une partie de ses eaux. C'est sur la Nouvelle-Meuse que se trouve le g-rand port de Rotterdam.

Les Hollandais, craignant les eflets de la réunion d'une masse d'eau comme le Rhin et la Meuse dans la région la plus déprimée de leur territoire, ont résolu de supprimer la jonction entre ces deux fleuves, et de créer à la Meuse une embouchure indépendante dans le Hollandschdiep.

La Hollande possède aussi les bouches de VEscaut {Sc/ielde, prononcez Skelde), qui s'écoule vers la mer par deux bras inég-alement profonds, l'Escaut occidental ou Hont, et l'Escaut oriental ; entre ces deux bras de mer larges de plusieurs kilomètres sont comprises les îles de la Zélande, Walcheren, Zuid-Beveland et Nord-Beveland. Le bras méridional seul est fréquenté par la g-rande navigation.

Les fleuves, malgré tous les services qu'ils rendent au commerce, sont presque aussi redoutables pour la Hollande que la mer. Leurs eaux, comme les Ilots de la mer du Nord, dominent et menacent constamment ses terres déprimées. 11 a fallu les border presque partout de digues qui servent en même temps de chaussées pour les routes ; les plus solides portent les voies ferrées; mais par là m4me le lit des rivières s'est lentement exhaussé et leurs eaux coulent maintenant à un niveau plus élevé que les champs environnants. Pour drainer l'humidité qui s'iiiiillre sans cesse dans ces prairies et

empiVlier qu'elles ne retournent à l'élalde marais, les cultivateurs hollandais les divisent en y creusant une mullitude de fossés qui servent à les égoutter, puis les entourent de canaux qui recueillent les eaux des fossés intérieurs; enfin des pompes mues par des moulins à vent élèvent l'eau de ces canaux agricoles vers les canaux d'écoulement. Le réseau géométrique de ces canaux et de ces fossés agricoles est tellement compliqué que tout étranger s'y perdrait en plein jour.

Ce n'est que par un travail continu que les Hollandais conservent et améliorent leurs terres et diminuent de jour en jour l'étendue des marais cfui restent encore à dessécher. Les lacs de HaaHem et de VY ont été ainsi transformés en polders.

Côtes. — Malgré l'absence de relief, les Pays-Bas possèdent un littoral très articulé, où la mer pénètre entre de nombreuses îles et mêle ses flots aux eaux pi-ofondes des fleuves jusque très loin dans l'intérieur. Aussi presque toutes les villes de Hollande sont des ports ou trouvent des débouchés faciles vers l'Océan.

On sait qu'à plusieurs reprises, les flots ayant rompu la faillie harrière des dunes sablonneuses qui s'étendaient autrefois des bouches de la Meuse au VVescr, des régions étendues ont été noyées avec des milliers d'habitanls; c'est ainsi qu'une tempi^te creusa le golfe de Dollart en l'ill, submergeant cinquante villages; mais la plus célèbre irruption de la mer du Nord est colle qui en 1582 forma le golfe du Zuiderzée (= mer du Sud) en s'étendant jusqu'à l'ancien lac Flevo, et lit ainsi de la province de Hollande une longue presqu'île terminée par le Ilelder.

Ces irruptions de la mer ont découpé dans le continent les îles nombreuses qui bordent le littoral des Pays-Bas. On peut les diviser en deux g-roupes : 1° les unes, situées au nord du Zuiderzée sur la côte de Frise, sont dues à l'invasion des flots marins qui ont entamé la terre ferme; elles restent comme les téinoins de l'ancien littoral : ce sont Texel, Vlielond, Tcrfschclllnfj, Anicland, Schierinonniknog, Boschplaat, Ilotliun, etc. A In mémo origine appartiennent les îles situées à l'intérieur du Zuiderzée, Wierin- (/eii, Urk, Schockland] 2° les autres, en Zclande (--=les îles), ont été produites à la fois par le travail de la mer et par l'érosion des trois grands fleuves qui débouchent à cet endroit, Rhin, Meuse, Escaut ; ce sont : W(i/chcren, Nord et Sud-Bevclnnd, Tholan, Schouwcn, Over-Flakkee.

Iiîn outre, toute celle rég'ion subit \\\\ lent affaissement qui se fait sentir depuis plusieurs sièdes, de même que dans la [)arlic septentrionale de la Fliuidre.

Les travaux hydrauliques. — Aussi, pour défendre ce littoral contre les tempêtes de la mer du Nord, les Hollandais sonl-ils obligés àdes travaux

hOYAUMK OKS PAYS-BAS. 2y'J

inrcssaiifs. Partout où manquent les dunes, et surtout en Zélande, on voit s'élever de puis'^anles digues {dams), de S à 10 raèlres de hauteur au-dessus des flots et larges de 50 à 100 mètres. De là l'emploi si fréquent de la terminaison f/awi dans la nomenclalure néerlandaise (Amsterdam, Rollerdaui, Schiedam, etc.).

Manquant de pierres pour construire ces digues, les Hollandais y suppléent par des matériaux, de toutes sortes, bois, paille, sable, argile, briques. Ces digurs sont par endroits pereées d'écluses, pour permettre l'écoulement des rivières ou des iunond)rables canaux qui couvrent le pays.

Tous ces travaux de défense, ainsi que les travaux d'assèchement, sont soumis à la surveillance d'un corps spécial d'ingénieurs hydraulicicns, le Wdli'islaat, cl sont entrepris par des syndicats de paysans, qui partagent leur temps entre la culture et l'entretien des digues ou des canaux.

Les conquêtes passées répondent de l'avenir. Depuis le xvi» siècle les Hollandais ont repris à l'Océan près de 4 000 kilomètres carrés. Non contents d'avoir ainsi desséché les lacs de Haarlem et de l'Y, ils ont décidé de reconquérir la partie méridionale du Zuiderzée par la construction d'une digue allant d'Enkuisen à Stavoren; il restera alors à assécher par la méthode des polders un lac étendu, mais peu profond, qui en beaucoup d'endroits n'a que trois à quatre pieds d'eau. Ce travail gigantesque rendra à la culture plus de 200 000 heclares et équivaudra à la conquête d'une province capable de nourrir 200 000 habitants. Il semblerait qu'Amsterdam dût craindre les effets de cette transformation, qui éloignera la mer de sou port. Mais elle n'y perdra rien, puisqu'elle se trouve dès maintenant unie à la mer du Nord par un canal à grande section où peuvent navij^uer les navires du plus fort tonnage, le canal d'Yinuiden.

Ainsi presque tout eu Hollande prend un caractère de plus en plus artificiel; les Hcuves. la cote, les ports, la terre elle-même, tout est transformé par le travail patient et méthodique des Hollandais; « L'art des polders, dit Esquiros, a fait à la Hollande une seconde nature ; ailleurs il faut créer et produits du sol, ici il a fallu créer le sol lui-même. »

IL — Gkoghapuie politique et kconomiqub.

Formation territoriale. — Les Pays-Bas étaient peuplés, à l'époque où la conquête romaine pénétra au nord de l'Europe, par les Frisons et les Balaves qui ne furent point subjugués. Après la division de l'empire franc, les Pays-Bas furent rattachés aux Efa's de Lolhaire, puis à Vempire germanique. La maison de Bourgogne les posséda; la maison d'Autriche en hérita ensuit:. L'indépendance devint effective à la fin du xvi« siècle (Iô72j, après l'insurrection contre l'Espagne; mais elle fut reconnue seulement par les traités de Westphalie (1648). lis portèrent ofliciellement le titre de République des Sept Provinces-Unies, et montrèrent pendant tout le xvii» siècle une activité merveilleuse dans la vie maritime, coloniale, et la politique européenne, aussi bien (|i:û dans la science, la littérature et l'art. La Hollande fut le pays du grand penseur politique Grotius, le fondateur du droit des gens, et la patrie de peintres incomparables, Rembrandt et Ruijsdaël.

Les guerres de la Révolution française firent des Pays-Bas \9. République balave, alliée de la France. Napoléon l"'r créa le « royaume de Hollande >> pour son frère Louis, dontrabdicartion réduisit les Pays-Bas eu dépendauca

drecte de l'empire (1810). Les traités de 1814 constituèrent un royaume des Pays-Bas, dont la Belgique se sépara en 1830.

Population, races et religions. — La Hollande est un des pays les plus peuplés de l'Europe : elle compte 5072000 habitants, soit 162 par kilomètre carré. Les régions les plus riches sont la Hollande méridionale (330 h. par kil. carr.) et la Hollande septentrionale (331) ; la population a moins dense est celle de la Drenthe (51).

Le peuple néerlandais est d'origine g-ermanique ; on le rattache à la famille gothique ou teutonique. Les Hollandais proprement dits représentent 75 pour 100 de l'ensemble ; ils habitent la Gueldre, la Hollande, la Zélande et la province d'Utrecht; les plus nombreux sont ensuite les Finsons (400000 à 500 000) dans la Frise et les pays de Drenthe, Groning-ue et Over-Yssel. Les Flamands (350000) ont peuplé le Limbourg- et le Brabant septentrional ; les Allemands (50 000) résident dans le Limbourg-.

La langue hollandaise^ dialecte germanique, est employée par la majorité des Néerlandais ; les Frisons, les Flamands, ont des dialectes particuliers.

Iln'y a pas en Hollande de religion officielle ; les deux tiers de la population sont attachés aux dilîérentes confessions de V Église réformée. Les catholiques sont au nombre de 1000 000 environ ; leur archevêché a pour siège Utrccht et a quatre évêchés sulTragants. On compte 104 000 israé' lilcs^ la plupart d'orig-ine portug-aise.

Gouvernement et divisions administratives. — Le g-ouvcrnemeiil est une monarchie constitutionnelle. La reine exerce le pouvoir lég-islatif avec les États généraux, composés de 2 Chambres.

L'armée métropolitaine compte sur le pied de guerre 70 000 hommes; la réseive est de 100000 hommes environ. La Hollande entrelient en outre dans ses colonies une armée spéciale de 30000 hommes.

Les Hollandais, dont l'histoire maritime est si g-lorieuse, possèdent encore aujourd'hui une forte flotte ; elle se compose de 130 navires montés par 7 000 matelots, tant hollandais que coloniaux ; il faut y ajouter une infanterie de marine dont l'effectif comprend 10 000 soldats.

Les Pays-Bas ou Nederlund sont tli visés en 11 provinces'.

La Hollande septentrionale (ch.-l. Haarlem) a un caractère insulaire très marqué. Les îlesde Wieringen, du Texel, de Ylieland, de Terschelling-, se rattachent à cette province. Amsterdam est située dans la Hollande septentrionale, sur le Zuiderzée, au fond du golfe de l'Y.

\^^Hollandeméridionale[ch.-\.La Haye[^'Grsi\enhQ.gQ)], qui est la capitale du royaume, couvre la région des bouches du Rhin et de la Meuse.

La Zélande (= les îles) (ch.-l. Middelbourg) comprend la côte sud des bouches de l'Escaut et un groupe d'îles situé entre les bouches de l'Escaut. La capitale est dans l'île de Walcheren.

La province d'Utrecht (ch.-l. Utrecht) occupe l'espace compris entre le Lek et la côte du Zuiderzée.

La Gueldre ch.-l. Arnhem) couvre, entre la Meuse et l'Yssel, l'étendue des terres ondulées de la Weluwe.

h'Over-Yssel (ch.-l. Zwolle), au nord-est de l'Yssel, comprend une partie du Salland, pays d'origine des Francs Saliens.

La Drenthe (ch.-l. Assen) est la plus pauvre, la moins peuplée des provinces des Pays-Bas.

ha Frise {ch.-\. Leeuivarde7i) doit son nom à la population maritime qui l'habite depuis la plus haute antiquité. Son territoire comprend la péninsule qui s'avance entre la mer du Nord et le Zuiderzée. Les îles d'Ameland et de Schiermonnikoog" font ég-alement partie de cette province.

La province de Groningue {ch.-\. Gro7iingue], entre la. mer du Nord et le golfe du Dollart, est séparée, comme la Drenthe, de l'empire d'Allemag-ne par les marais de Bourtang-e. L'île de Rottum s'y rattache.

Le Brabant [ch.-l. 5o/s-/e--Z)Mc(Hertogenbosch)] est limité au nord par l'arc de cercle que décrit la Meuse, à l'ouest par les bouches de l'Escaut, au sud par la frontière belge.

Le Limbourg (ch.-l. Maastricht), étroitement resserré entre la Belgique et la Prusse rhénane, est une des plus petites provinces des Pays-Bas; il est sillonné par les dernières élévations qui marquent la chute de l'Eifei et du plateau des Ardennes vers les plaines du Nord.

Villes. — Quatre villes hollandaises ont une population supérieure à 100000 âmes :

La Haye (en hollandais S'Grai:en/iage) (2.50 000 hab.)

est la résidence royale et la capitale des Pays-Bas ; c'est une des villes les mieux construites de cette région. Après avoir été le siège du Congrès international de la Paix, la, Haye est devenue la résidence permanente de la Cour d'arbitrage, devant laquelle toutes les puissances peuvent poiter leurs dilTérends: juste hommage rendu par le monde à la patrie de Grotius.

Rotterdam (390000 hab.), sur la Nouvelle-Meuse, fleuve larg-e et profond, est le meilleur port des Pays-Bas et le plus actif; sur son marché sont apportés les riches pi''0duits, métaux et denrées coloniales, des possessions néerlandaises.

Amsterdam (501000 hab.), aujourd'hui la plus g-rande ville de Hollande, est bâtie presque entièrement sur pilotis ; aussi Erasme comparait les habitants d'Amsterdam aux corbeaux qui vivent perchés sur les arbres. Los nombreux canaux qui dans cette ville rem]»Iacent souvent les rues lui ont fait donner le nom de Venise du Nord; mais l'aspect, la couleur et la vie de ces deux villes diUôrent profondément. Amsterdam commença seulement à se développer vers le xv!*" siècle, quand les Pays-Bas, émancipés du joug- do l'Espagne, fondèrent un empire colonial et devinrent un des premiers Etats maritimes d'Europe. Aujourd'hui, elle le cède en importance commerciale à Rotterdam, dont le port est meilleur; celui d'Amsterdam, sur le Zuiderzée, manquait de profondeur, mais il a été réuni à la mer du Nord par un canal maritime de 25 kilomètres de longueur, et le golfe de l'Y a été transformé en polder. Amsterdam unit à l'activité commerciale des traditions artistiques : ses musées et collections de tableaux y attirent, comme à la Haye, do nombreux étriuigers.

Parmi les autres villes des Bays-Bas, citons Utreclit (115 000 hab.), centre industriel, et Lei/de (55000 hab.), centre intellectuel et siège de l'Université célèbre qui, au xvii'- siè(;lo, attira tous les savants dr riMno|ie.

(Icllo Uiiivorsili'- a une orif^iiie Ik'I'okiuo : ptMid.'ml les j^'iicncs d'iiuli'pen- (laiicc (lu XVI" sii''rle, au lendemain de la l('\ée du sièi^'o par 1<'S Espn^'iiols, (luillauine le 'J'acilurne, pour n'C(inip(UiK<'r lu couiajic. tii; ses dùleiiscurs, oiTiil aux bnur;,'cois de l-cydc le eiioix entre l'cxeniplinn piTpéluelle des inipols nu la fnndalion d'une Ijiiiversilé. Ils (•lioisii'(!nt l'Université, (ielle-ci devint la {gloire de leur eité; firre de son passé, d(3 son nom, Lii(/ilnnv»i liaUworuiii, illusln; par tant de livres sortis de ses iniprini(>ries, l'Iie a gardé len virilluM fnrnies et l'us:i),(e du hiLiu cimune lan;.;ni' de la science.

Géographie économique. — Productions agricoles. —

Les Pays-Bas ont une agriculture très prospère. Les grasses terres d'alluvion de la Hollande, de la Zélande, des provinces de Gucldre, de Groningue el de Prise sont des plus riches ; par le drainage, les Hollandais ont li'ansformé les terres basses, jadis inondées, on i'criWcs polr/ers. Tous les pays oii les secours de l'hydraulique agricole étaient nécessaires pour reconquérir le sol sur les marais ont fait a|)pel à la science des Hollandais ; en Prusse, au xvii^ et au xvin' siècle, le nom de Hollanderie était devenu synonyme de ferme modèle. Cependant les Pays-Bas comptent encore des terres médiocres, les tourbières et les landes à bruyères de la Drenthe et de l'Over-Yssel.

La culture intensive a depuis longtemps fait disparaître les forêts, qui ne couvrent pas même 8 pour 100 du territoire.

Les terres à céi^éales, moins étendues que les pâturag'cs, fournissent une récolte de- 1 million et demi d'hectolitres de froment, le double de seig'le et d'avoine, et l'org-c pour la fabrication de la bière.

Les pommes: de terre occuponl une lionne partie des terres sablonneuses (lu Brabant, de la Gucldre, de l'Over-Yssel et de la Drentlie; la production annuelle varie de 1.5 à i'O millions d'iiectolilres. — Les li'gumes el les plantes maraîcbères sont cultivés avec soin el prolit en Hollande cl en Zélande, surtout aux environs des grandes villes de Roderdani, d'Amsterdam, de la Haye et de Haarlem.

La culture des fleurs, traditionnelle en Hollande, el enrichie de nombreuses espèces originaires des colonies, est une science populaire et fournit un appoint appréciable au commerce.

Parmi les cultures industrielles, le lin et le labac occupent la place prin.cipale : la finesse des fibres du lin hollandais est appréciée de l'industrie; mais celle culture est limitée par la concurrence de la Russie.

Élevage. — Les Pays-Bas sont avant tout le pays des prairies et de l'élevag-e. Les deux cinquièmes du territoire sont à l'état de pâturag^es, où l'herbe trouve son aliment constant dans l'humidité du sol.

Les éleveurs hollandais y nourrissent plus de 1050000 bêtes à cornes, près de 300000 chevaux, surtout dans les terres g-rasses de Hollande, de Zélande et de la Frise. — Les ?uouto)is (050 000) et les porcs (747000) vivent dans les terres plus pauvres de la Drenthe.

La pêche. — La pêche est, pour les Hollandais, excellents malins, une ressource considérable. Amsterdam a dû

sa première prospérité à la découverte des procédés de conserve du poisson, et ses habitants disent volontiers qu'elle est bâtie sur des carcasses de hareng-s. Dans le Zuiderzée comme sur la mer du Nord, près de 4600 bateaux, montés par 16000 matelots, pèchent le hareng, Yanchois, le turbot. Les ports de Vlaarding-en et Maasluis sont les deux centres de pêche les plus importants.

Industrie. — La Hollande, malgré l'esprit actif de ses habitants, ne peut être un des g-rands pays industriels, car les ressources nécessaires à l'industrie contemporaine, la houille et les minéraux divers, lui manquent presque totalement. Le combustible que fournit le sol des Pays-Bas est la tourbe. Les carrières de pierres ne se rencontrent g-uère qu'au sud, dans le Limbourg. Les Hollandais doivent donc acheter au dehors houille, fer et bois, et fabriquer la brique, qui, presque partout, remplace la pierre et sert même à construire les digues et les routes.

L'industrie hollandaise est surtout ag-ricole : fabriques de fromage et de beurre, distilleries d'alcool et de genièvre, huileries, brasseries, voilà les industries qui traitent les produits du pays. Les raffineries de sucre de eanne d'Amsterdam et de Rotterdam utilisent les produits des plantations de Java.

L'industrie textile, la fabrication des fines toiles de Hollande, est aujourd'hui entravée par la concurrence allemande, anglaise et belge. Leyde fabrique des draps et lainages.

Les chantiers de constructions navales de Rotterdam, d'Amsterdam et de Saardam emploient les bois de Norvège et de Suède.

Une industrie spéciale, ki taille des diamants, s'est maintenue à Amsterdam, parmi les descendants des juifs portugais, chassés de Lisbonne à la fin du xvi'' siècle.

Voies de communication. — Si le reHef n'oppose pas d'obstacles aux communications, le 'sol peu stable, les marais, les tourbières, le danger des inondations, ont rendu néanmoins difficile l'établissement des roules et des chemins de fer.

Contrairement à ce que l'on voit un peu partout en Europe, l'eau est, en Hollande, le chemin le plus naturel, le bateau le moyen de transport le mieux approprie au pays. Dans les campagnes, la valeur des transports par

Royaume des pays-bas. 30&

eau échappe à toute sfalislique, car les travaux de la culture se font partiellement au moyen de canaux; c'est par eau que les paysans reçoivent les boues et les fumiers, les tourbes ; c'est aussi par eau qu'ils voyagent eux-mêmes. Comme eu Giiine, il est même des populations qui vivent <à demeure sur des bateaux. (Reclls, Europe du Nord-Ouest, p. 329.)

Le réseau des voies navigables des Pays-Bas atteint aujourd'hui 5 070 kilomètres, et ces voies comptent parmi les plus larges et les plus profondes de l'Europe. Naturelles et artificielles, elles forment un tout bien lié, où il est impossible de distinguer, pour les services rendus, les fleuves des canaux. De g-rands bras fluviaux, comme le Lek, comptent plusieurs tronçons creusés de main d'homme, et ont été remaniés par les lég-ionnaires romains et au moyen âge.

Le canal Nord-Holland, long- de 75 kilomètres, et le Nordzee-canal, d'Amsterdam à Ymuiden, sont accessibles aux gros navires de mer; leur profondeur atteint 7 mètres et 8™, 50. Citons encore les cnnanx d^Ulrecht à Amsterdam, de Gouda à Amsferdatn, de Groningue.

Un chiffre suffira pour montrer l'importance du Irajic des fleuves. Entre Emmerich et Nimègue, le Rhin porte chaque année 15000 navii^es chargés, en moyenne, de plus de 3 millions de tonnes de marchandises.

Si le Rhin unit les voies navigables de l'Allemagne à celles de la Hollande, la jonction du côté de la Belgique est assurée par la Meuse et parle canal Sud-Guillaume, qui évite le long détour de la Âleuse, et met en rapport Liège, Maastricht et Bois-le-Duc.

Les voies ferrées^ plus difficiles à construire qu'ailleurs, par suite de la largeur des fleuves à traverser, et moins utiles, par la facilité des ti^anspoiHs fluviaux et maritimes, n'ont qu'une longueur totale de 2950 kilomètres.

Marine marchande, ports de mer. —La mai^ne marchande hollandaise, une des premières du monde au temps de la navigation à voiles, n'a pu qu'au prix de grands efforts garder son rang à côté des nations riches en houille et en fer, qui construisent les grands paquebots modernes. Les Pays-Bas équipent encore 500. voiliers d'une jauge de 600 000 tonneaux, sans compter leurs nombreux navires de pêche, et 340 vapcui-s d'un total de 800000 tonnes.

Les ports hollandais ont une double activité, maritime et

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fluviale, extérieure et intérieure. Les plus prospères sont Rotte7'dain, débouché de la Meuse et du Rhin; Amsterdam, siège de la compagnie la « Nederland », et Flessingue, dans l'île Walcheren, à l'entrée des bouches de l'Escaut.

Commerce. — Grâce à la facilité des transports par eau, le rotiuncvce intérieur est très actif dans les Pays-Bas. Les provinces maritimes, qui sont aussi les plus riches par 1 agriculture, Frise, Hollande et Zélande, puis le Brabant occidental, contribuent à la nourriture des autres par l'envoi de denrées ag^ricoles et de bestiaux; elles expédient, dans le même sens, les produits de la pêche maritime.

Des grands ports affluent aussi les denrées coloniales, sucre, café, thé, épices, dont la consommation est considérable

Commerce extérieur. — Le commerce extérieur de la Hollande est un des plus actifs de l'univers : il représente une valeur de près de 10 milliards. Les importations (5300 millions) dépassent les exportations (437."> millions). La progression a été remarquable dans le cours des trente dernières années.

La Hollande importe des produits alimentaires ; des matières premières nécessaires à l'industrie, houille, bois, métaux ; enfin des objets fabriqués.

Les voiles portent sur les bestiaux, le fromag'e, le beurre (750 millions), qui sont expédiés dans les pays plus pauvres du voisinag-e, comme le Hanovre, ou surpeuplés, comme les provinces rhénanes. Les matières premières, fibres textiles surtout, trouvent, dans les districts industriels de ces mêmes provinces, un écoulement facile. Quant aux |)roduits des manufactures hollandaises, ils sont acheminés vers les colonies.

La Néerlande ouvre deux entrées naturelles au commerce européen, les couloirs de son littoral dentelé à la Grande- Bretagne, le Rhin large et profond à l'Allemag-ne. Ces deux puissances se dispulent la prépondérance sur son marché.

h\{ 7if/leterre est la meilleure cliente des Pays-Bas : elle leur achète pour 9S0 millions de produits agricoles et denrées alimentaires ; elle leur vend beaucoup moins (()50 millions) de charbons, produits métallui-giques et industriels.

\j Allemagne supplante l'Angieterre et vend aux Hollandais 1 180 millions de francs de houille, métaux, machines, bois et tissus ; elle achète par contre plus de 2100 millions de produits hollandais ou coloniaux.

Les Belges vendent à leurs voisins bataves îles produits manufacturés et matières premières: houille, métaux, pour une somme de 555 millions, et leiu' achètent pour environ 545 millions de produits alimentaires.

La France fait peu de commerce avec la Hollande ; elle expédie surtout vers ce pays des vins, des peaux et des tissus de soie.

En dehors de l'Europe, c'est avec son empire colonial de Java et des lades occidentales que la Hollande entretient le trafic le plus important (380 millions).

Les États-Unis d'Amérique vendent à la Hollande du coton, des peaux brutes et diverses denrées coloniales.

La monnaie en usage est le florin ou goulden, qui vaut environ 2 fr. 15.

Empire colonial. — La Hollande doit une bonne partie de sa prospérité commerciale à ses riches et nombreuses colonies. Ce qu'elle possède aujourd'hui n'est pas le seul indice de son aptitude colonisatrice; chacun sait comment les Boers ont conservé leur lang-ue et leur caractère dans l'Afrique méridionale.

L'empire colonial hollandais comprend deux groupes :

1° Les Indes oinentales^ domaine de plus de 1 800000 kilomètres carrés et de 30 millions d'âmes, se composent de Java, Madoura^ Sumatra, Banca, Billiton, d'une partie de Bornéi el de la Nouvelle-Guinée^ de la moitié de Timor, puis de Ce'lèbes, des Moluques, de Bali, etc. Ce sont les terres tropicales les plus productives du globe. Grâce à la constance de la chaleur et de l'humidité, elles jouissent d'une végétation luxuriante, composée d'un g-rand nombre d'espèces précieuses. Ce sont les « lies aux épices » tant recherchées par les commerçants et les navigateurs, vers la fin du moyen âge.

Les principaux produits de ces riches îles placées sous l'équateur sont le café, le riz, la canne à sucre, les épices, l'élain. Les Hollandais, qui ne peuvent songer à y fonder des colonies de peuplement, à cause du climat, y ont organisé un système d'exploitation agricole, fondé des fermes suivant les méthodes les plus rationnelles.

La capitale des établissements hollandais, Batavia, compte 116000 habitants. Elle est située dans l'île de Java,

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ainsi que les deux villes très commerçantes de Sama?'ang (72000 hab.) et de Sourabaya (147 000).

Déjà rilê de Java possède près dé 1800 kilomètres de voies ferrées, de bonnes routes, des ports entretenus avec soin.

2° Les Indes occidentales. — On désigne sous ce nom deux groupes de colonies beaucoup moins importantes que les précédentes, la colonie de Surinam ou Guyane néerlandaise et les Antilles néerlandaises.

La Guyane néerlandaise ne compte que 80000 habitants sur une superficie d'environ 130000 idlomètres carrés.

Les Antilles néerlandaises se composent de Curaçao (27 000 hab.), de Bonaire, Aruba, d'une partie de Saint- Martin, puis de Saint-Eustache et de Saba. La capitale est Willemstad, dans l'île de Curaçao.

Conclusion. — Le royaume des Pays-Bas doit sa prospérité à sa situation maritime, à la profondeur de ses fleuves, à son empire colonial; mais surtout à l'énergie persévérante de ses habitants, qui ont su conquérir sur la mer et sur les marais leurs terres les plus riches, et g-arder un des premiers rangs parmi les nations maritimes.

On peut étendre à toute la nation hollandaise rancienne devise do la province dé Zélandc : « Luctor et emergo ».

Lectures. — Reci.i'S, Europe du Nord-Ouest, p. 10i-3'i'2. — Vioal- Labi.ache, Étals et nations de l'Europe; Autour de la France, p. 228- 24,S. — Lanieu, Lectures géor/rap/iiques ; Europe, p. l92-'238. — Alph. EsQUiKOS, La Néerlande et la vie liollundaise {Revue des Deux Mondes^ 1855). — Ed. de Amicis, La Hollande, 1878, in-18. — Cii. de Costeh, La Zélande {Tour du Monde, tST'i). — IlAVAnn, Lu Hollande pittoresque.

— A. DE Laveleye, Affaissement du soi et envasement des peuves. — CaoïZETTE-DESNOYEHs, Nolicc sur les travaux jmblics en HoUirnde.

— R. Uos, Schoolatlas van Nederland ed zijne Overzeesche Bezittingen, Groningcn.

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