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LES EAUX COURANTES ET LES LACS

Sommaire. — Les cours d'eau sont assez également réparlis à la suiface de l'Europe. Leurs caractères sont variés comme est varié le relief même. U existe deux principaux centres de dispersion des eaux, l'un dans l'Europe centrale et montueuse, l'autre dans la partie marécageuse de l'Europe orientale et plate. Les lîeuves ont deux orientations principales, le nordouest et l'Atlantique, le sud et la Médilerranée. Mais entre ces deux versants il a'e.xiste réellement 'pas de ligne de partage des eaux continue : les communications de cours d'eau à cours d'eau ont été facilement établies aux deux extrémités de la plaine européenne.

Les fleuves européens ne sont comparables ni par leur longueur, ni par leur volume aux fleuves d'Asie, d'Afriijue et d'Ami'rique. Le plus long, la Volga, dépasse de peu 3000 kilomètres; le plus abondant, le Danube, débile seulement 9000 mètres cubes à la seconde. En revanche, le régime des cours d'eau est plus régulier que partout ailleurs. Quelques-uns (le Danube, le Pô, le Rhône) ont construit (l'importants délias. Des lacs étendus existent dans la Russie septentrionale, dans la péninsule Scandinave et tout autour du massif alpestre, où ils servent de régulateurs aux fleuves.

Caractères généraux des fleuves européens. — Les cours d'eau sont assez ég'alement répartis à la surface de l'Europe. Leurs caractères sont variés comme est varié le relief même. Les fleuves de plaine abondent en Russie; l'Espagne olfre de nombreux types de fleuves de plateaux ; ceux de la presqu'île Scandinave sont des types de fleuves de montagnes. Enfin, tous ces caractères se trouvent réunis et comme résumés dans les gTands fleuves de l'Europe centrale.

Ces fleuves, très variés par la nature de leur cours, le sont aussi par leurs orig-ines et leur mode d'alimentation. Les g-rands soulèvements des Alpes, des Pyrénées, de la péninsule Scandinave, constituent de puissants condensateurs. Dans les Alpes, le Sahit-Bernard reçoit annuellement de 7 à 8 mètres de neige ; le Grimsel en a reçu jusqu'à 15 mètres. De là ces prodigieux glaciers, rég-ulateurs des fleuves qui y prennent leur source. Tandis qu'en hiver ils retiennent la masse d'humidité précipitée des nuag-es, en été leur fusion rapide rend largement aux fleuves l'eau perdue par évaporalion et leur assure un débit constant.

Ailleurs, et c'est le cas pour les fleuves sortis des mon-

tag"nes secondaires qui entourent le noyau central alpestre, les eaux proviennent du ruissellement immédiat, ou des sources lentement formées dans les profondeurs des calcaires perméables. Enfin certains fleuves, comme la Neva, ne sont que les émissaires de lacs plus ou moins puissants.

Les centres de dispersion. — Les principales régions où s'alimentent les fleuves de l'Europe, les principaux châteaux d'eau, peuvent être répartis en trois g-roupes :

1° Des massifs alpestres sortent quatre grands fleuves : le Rhin, le Rhône, le Pô et le Danube.

2° Autour des Alpes, au nord, à l'est et à l'ouest, les montag-nes secondaires qui s'y appuient et s'y rattachent, les systèmes français et allemand, les Karpates, alimentent des neuves importants, Vistule, Oder, Elbe, Weser, Seine, Loire.

3° Mais le plus grand réservoir d'eaux courantes est, après les Alpes, la portion marécageuse et lacustre de l'Europe orientale ; c'est là que naissent la Duna, le Dniepr, la Neva, la Dwina, le Don et la Volga.

Les péninsules sont beaucoup moins bien partagées, surtout celles du sud, Espagne et Portug-al, Italie, Balkans et Grèce. Elles sont, en effet, éloignées, pour la plupart, des zones de pluies abondantes. La péninsule Scandinave est mieux dotée, et le groupe insulaire de la Grande-Bretagne est drainé par des fleuves d'étendue médiocre, mais nourris à des sources abondantes.

Il y a donc deux centres principaux de dispersion des eaux en Europe : l'un dans le noyau montagneux, l'autre dans les plaines du nord-est.

Lignes de partage. — On peut dire, d'une manière toute générale, que les lleuves européens ont deux principales directions. Les uns coulent vers le nord-ouest, l'Atlantique et les mers intérieures du nord. Les autres coulent vers le sud-est, la Méditerranée et ses dépendances.

Entre les deux versants, il n'existe pas de barrière rigide isolant les fleuves dans des domaines nettement délimités. Aussi, les communications de rivière à rivière et de mer à mer ont-elles été faciles à établir aux deux extrémités de la plaine européenne, en Russie et en France.

Dans la plaine russe, le failc de la Russie septentrionale

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