‹ Euvres de Louize Labé, lionnoizeChapitre 26 sur 93 · SONNET A D. L. L. PAR A. F. R · texte numérisé non relu

SONNET A D. L. L. PAR A. F. R

OI de cens qui ne t'ont connue, qu'en lisant Tes Odes et Sonnets, Louïze, es honorée: Si ta voix de ton lut argentin tempérée, D'arrester les passans est moyen sufisant :

Et si souuent tes yeus d'un seul rayon luisant Ont meinte ame en prison pour t' adorer serrée: Tu te peus bien de nioy tenir toute asseuree. Car si ianiais ton œil sus un cœur fut puissant.

DE DIVERS POETES. i5i

Il ha esté sur moy, et fait meinte grand* playe : Telle grâce à chanter, baller, sonner te sult^ Qu'à rompre ton lien ou fuir ie n'essaye.

Tant tes yers amoureus t'ont donné los et hruit, Qu'heureus me sens t'auoir non le premier aymee. Mais prisé ton sauoir auant la renommée.

Page 1